La Voix du Nord - 10/11/2007 |
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Dans le milieu du football, l’entraîneur niçois Frédéric Antonetti est un personnage incontournable, au franc-parler qui ne plaît pas toujours.
En treize ans de carrière de coach en Ligue 1, Frédéric Antonetti n’a mis les pieds que dans des clubs qui lui ressemblent : Bastia, Saint-Étienne et Nice. Des clubs « chauds ». Lui préfère parler de « forte identité ».
À 46 ans, ce natif d’un village au sud de Bastia a déjà bien bourlingué sur la planète foot, puisque lors de la saison 1998-1999, il a même entraîné un club japonais, le Gamba Osaka.
Il sera ce soir sur le banc face à Lille, un club qu’il prend en exemple : « Pour moi, le LOSC fait partie des places fortes du championnat. Il est passé sur un nouveau cycle, mais il y a de vraies cohérences dans son projet sportif. J’aimerais qu’on dise cela aussi de l’OGC Nice car pour l’instant on ne peut pas se comparer à Lille. » Antonetti peut toutefois s’enorgueillir de vivre un début de saison plutôt prometteur. « Par rapport à l’an dernier, je savoure », avoue-t-il en songeant au maintien acquis de justesse. Ses Aiglons pointent aujourd’hui à la septième place et concentrent dans leurs rangs des joueurs d’expérience et de talent. Des gars comme Létizi, Rool, Echouafni ou Laslandes comptent chacun plus de trois cents matchs en L 1.
« Koné-dépendance »
L’OGC Nice a aussi réussi à conserver cet été ses locomotives que sont Balmont et Koné. Mais, lorsque ce dernier est à court de forme, les Niçois ont du mal, comme contre Sochaux, samedi dernier. « On ne va pas se plaindre de dépendre de la forme de “Baky” Koné car on est très contents de l’avoir, se défend Antonetti. Dans chaque équipe, il y a des joueurs importants, et partout c’est pareil : Lille sans Makoun, ce n’est plus tout à fait Lille… »
Même si Nice est devant Lille au classement, le coach azuréen ne s’attend pas à une partie de plaisir. « Lille est trois points derrière nous, mais le classement ne veut pas dire grand-chose, à part pour Lyon qui est au-dessus de tous. » Il espère néanmoins que ses Niçois donnent autant de fil à retordre aux Lillois que l’an dernier. « Nous avions perdu 1-0 alors qu’on méritait mieux. Mais bon, au retour on gagne 2-1 alors que Lille ne devait pas perdre… »












