La Voix du Nord - 08/12/2007 |
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TFC : histoire d’un autre crash
Entre Toulouse et Lille, on se comprend. Les deux clubs vivent des déceptions semblables, se nourrissent de peu et rêvent secrètement d’un avenir meilleur. À une différence près : à Toulouse, on s’était préparé à une saison faste.
Les Lillois pourront faire ce qu’ils veulent, présenter le TFC comme un gros morceau, annoncer une « chaude réception », ils ne parviendront pas à masquer la réalité : Toulouse, cette saison, déroule le fil d’une histoire tronquée, un conte devenu cauchemar dès la deuxième page du livre.
À l’aube de la saison, il y avait pourtant de quoi se réjouir : les Toulousains avaient atterri sur le podium lors de la dernière journée (au prix d’une égalisation de Fauvergue face à Rennes), réussi à conserver Elmander et Emana, et même su souffler – à Lille – l’un des agitateurs du mercato, le Lorientais Gignac. Il y avait du rose à tous les étages et quelque chose de nouveau dans le sourire du jeune loup Olivier Sadran, le président.
Rapidement, les espoirs se sont pourtant mués en fardeau : Liverpool a brisé net les rêves de Ligue des champions lors du tour préliminaire, la Coupe de l’UEFA s’est volatilisée, le recrutement a fait « pschhiiit » (Jonsson, Gignac) et le club a dilué son savoir-faire en L1 (17e avec 18 points).
Elmander cache la forêt
« Ils sont déterminés, montrent l’esprit adéquat et possèdent de sérieux arguments », prévient malgré tout Claude Puel, qui pourrait parfois vous maquiller un teckel fatigué en lévrier afghan. C’est de bonne guerre. Reste que Toulouse n’a plus gagné depuis deux mois (le 7 octobre à Sochaux), avec un seul but inscrit à domicile lors des quatre derniers matchs. Ce matin, les joueurs d’Élie Baup sont engoncés entre Paris et Marseille au classement, et l’histoire récente sait que cela n’a rien de bon.
L’entraîneur lillois a toutefois raison de souligner le « gros retour en forme d’Elmander ». Avec quatre buts lors des deux dernières rencontres, le géant suédois s’est franchement secoué, évitant le naufrage face à Bordeaux (triplé en seconde période malgré la défaite 4-3) et se montrant encore décisif contre Nancy (1-1) mercredi. Avec une telle pancarte dans le dos, il ne devrait pas passer inaperçu. Les Lillois sont prévenus.
Les Lillois pourront faire ce qu’ils veulent, présenter le TFC comme un gros morceau, annoncer une « chaude réception », ils ne parviendront pas à masquer la réalité : Toulouse, cette saison, déroule le fil d’une histoire tronquée, un conte devenu cauchemar dès la deuxième page du livre.
À l’aube de la saison, il y avait pourtant de quoi se réjouir : les Toulousains avaient atterri sur le podium lors de la dernière journée (au prix d’une égalisation de Fauvergue face à Rennes), réussi à conserver Elmander et Emana, et même su souffler – à Lille – l’un des agitateurs du mercato, le Lorientais Gignac. Il y avait du rose à tous les étages et quelque chose de nouveau dans le sourire du jeune loup Olivier Sadran, le président.
Rapidement, les espoirs se sont pourtant mués en fardeau : Liverpool a brisé net les rêves de Ligue des champions lors du tour préliminaire, la Coupe de l’UEFA s’est volatilisée, le recrutement a fait « pschhiiit » (Jonsson, Gignac) et le club a dilué son savoir-faire en L1 (17e avec 18 points).
Elmander cache la forêt
« Ils sont déterminés, montrent l’esprit adéquat et possèdent de sérieux arguments », prévient malgré tout Claude Puel, qui pourrait parfois vous maquiller un teckel fatigué en lévrier afghan. C’est de bonne guerre. Reste que Toulouse n’a plus gagné depuis deux mois (le 7 octobre à Sochaux), avec un seul but inscrit à domicile lors des quatre derniers matchs. Ce matin, les joueurs d’Élie Baup sont engoncés entre Paris et Marseille au classement, et l’histoire récente sait que cela n’a rien de bon.
L’entraîneur lillois a toutefois raison de souligner le « gros retour en forme d’Elmander ». Avec quatre buts lors des deux dernières rencontres, le géant suédois s’est franchement secoué, évitant le naufrage face à Bordeaux (triplé en seconde période malgré la défaite 4-3) et se montrant encore décisif contre Nancy (1-1) mercredi. Avec une telle pancarte dans le dos, il ne devrait pas passer inaperçu. Les Lillois sont prévenus.
A. P.














