La Voix du Nord - 01/12/2007 |
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En début de saison, le LOSC et Marseille se positionnaient comme des concurrents directs pour jouer au moins la première partie du classement de la L1. Ce soir, les deux équipes ont besoin des trois points pour… sortir des limites de la zone rouge.PHOTOS STÉPHANE MORTAGNE
Les résultats ne sont pas encore à la hauteur des espérances, les temps sont durs et chacun mord sur sa chique. Des deux côtés, on va d’abord achever la première phase du championnat en attendant quelques réajustements pendant la trêve. Tout en anticipant sur les départs pendant la Coupe d’Afrique des nations (du 20 janvier au 10 février).
Ambiance. – Claude Puel insiste sur ce rendez-vous dans un Stadium Lille Métropole qui n’a plus rien à voir avec la citadelle imprenable de 2004 et 2005 (les Dogues occupent la 17e place du classement des matchs à domicile). « On n’a pas eu beaucoup d’opportunités qui ont permis à nos supporteurs de prendre du plaisir », relève l’entraîneur lillois. Signe des temps : hier matin, il restait encore 150 places à vendre pour cette rencontre face à un club qui attire le plus de public à l’extérieur. Mais autant dire qu’on jouera encore à guichets fermés…
Nasri. – Le petit meneur de jeu marseillais blessé à Istanbul (cheville gauche) et absent ce soir, c’est tout le système offensif de l’OM qui boîte. Non content de prendre les espaces, c’est aussi l’un des seuls joueurs capables de placer ses attaquants dans de bonnes conditions. Cette tuile tracasse les techniciens phocéens. « Mais il faut toujours prévoir des solutions de rechange », lâche Éric Gerets. Valbuena peut se recentrer derrière Niang, Cheyrou peut monter d’un cran ou Ziani (très décevant depuis cet été) peut obtenir une nouvelle chance. Compte tenu du contexte, « ce sera encore nerveux des deux côtés, prévient Gerets. Tout le monde a besoin d’une victoire pour sortir de cette zone. »
Fin de matchs. – C’est peut-être l’une des clés de la soirée : l’OM tend souvent à revenir aux vestiaires avant le coup de sifflet final. C’est même devenu une marque de fabrique : le Stambouliote Bobô, les Messins Gueye (en championnat) et Baldé (Coupe de la Ligue), le Stéphanois Dernis, le Niçois Hellebuyck, le Caennais Samson, le Nancéien Hadji et le Valenciennois Savidan ont tous marqué (parfois des buts décisifs) dans les cinq dernières minutes du temps réglementaire. Si ça peut donner des idées…
Kluivert, Bastos ou Fauvergue ?
Canonniers absents. – Au LOSC, on ne cherche même plus à noyer le problème tant il est devenu flagrant : la finition, c’est ce qui empêche d’espérer mieux pour l’instant. Fort de passages défensifs dans les temps (16 buts encaissés contre 13 à la même période en 2006 et 2005), les Lillois possèdent les arguments pour contrarier l’alimentation de Niang qui sera vraisemblablement préféré à Cissé. Devant, c’est une autre histoire. « Que ce soit contre Nice ou Nancy, on bénéficie des occasions, on les rate et on est punis », résume Jean II Makoun. Fauvergue fait ce qu’il peut, Bastos brille par son… intermittence et on attend toujours Kluivert. Remis de sa douleur au genou, le Néerlandais réintégrera dans le groupe.
Ce qui ne veut pas dire qu’il sera déjà compétitif !
Doutes. – Ils existent mais on ne les étale pas. À Marseille, on minimise le revers concédé à Istanbul. « La défaite de mercredi est un coup d’arrêt mais elle n’est pas si grave, précise Lorik Cana. Nous sommes un peu freinés sur le plan psychologique mais nous restons capables de produire du bon jeu. » C’est aussi ce que pense Makoun depuis la sortie nancéienne : « En ce moment, ce n’est pas facile dans les têtes mais on n’est pas dans le doute… » Il faudra le prouver dès ce soir. Parce que dans le cas contraire…













