La Voix du Nord - 08/12/2007 |
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Traitement de fond ou traitement de choc ?
TOULOUSE - LILLE
Une semaine après Marseille (1-1), Lille (15e) se rend ce soir à Toulouse (17e) pour un match qui flirte avec la zone rouge. C’est aussi le premier pas d’un triptyque d’avant Noël (avec Saint-Étienne et Lens) qui conditionnera pour beaucoup le reste de sa saison.PAR ANTOINE PLACER
sports@lavoixdunord.fr PHOTO PATRICK JAMES À Toulouse, il y a deux jours, François Hollande et le PS, à la recherche d’un nouveau souffle, ont lancé leur campagne sur le pouvoir d’achat lors d’un meeting qui n’a visiblement pas déplacé les foules. Il faut croire que les malades convergent sur le bord de la Garonne en ce moment : ce soir, le LOSC vient également y quérir quelques signes de guérison, une semaine après avoir offert un visage rassurant face à Marseille (1-1).
Du caractère…
Heureusement, il semble que le LOSC puisse encore se dispenser d’une révolution interne pour avancer. Devant l’OM, son jeu a paru cohérent, même s’il est désespérément fragile et cyclique. Les Lillois auraient même pu espérer mieux s’ils n’étaient pas tombés sur un bon Mandanda… « On doit être capables d’être dans la lignée de Marseille, que ce soit dans l’approche du match, la concentration, l’investissement de chacun… Même le banc a bien fonctionné », a souligné Claude Puel.
Sur tous ces plans, en réalité, le LOSC n’a pas offert suffisamment de garanties depuis le début de saison. Lichtsteiner n’a pas dit autre chose en stigmatisant un déficit de caractère dans le groupe. « C’est une réalité, reconnaît Puel. Du caractère, c’est ne pas accepter une certaine situation, tenter de transformer des matchs nuls en succès… » Avec seulement trois petites victoires pour neuf nuls, le LOSC a beaucoup perdu en route cette saison, avec la sensation d’avoir gâché les multiples situations qu’il s’était procurées. « Je note qu’on a toujours répondu présent, même après des déceptions, en ouvrant le score, en prenant les matchs par le bon bout. Garder un résultat fait partie des progrès que l’on doit faire », explique Puel. C’est peu de le dire. Mais l’entraîneur lillois va plus loin en décryptant cette faillite : « On manque, d’une part, de volume physique, qui nous empêche d’être réguliers sur la durée d’un match, et, d’autre part, de mental ».
Premiers visés, même s’ils ont toujours bénéficié du soutien du groupe, les attaquants. Kluivert a transformé sa première véritable occasion face à l’OM, son premier but sur action de jeu. Youla a franchement déçu à ses côtés, comme souvent, tandis que Fauvergue et Mirallas doivent gagner en maturité et en efficacité. L’attaquant belge le sait, et son retrait progressif des dernières semaines ne le choque pas, même s’il ne s’en contente pas. « Il faut savoir faire son autocritique. Je sais pourquoi je joue moins, et c’est d’abord parce que j’étais moins bon aux entraînements. Le coach me l’a fait remarquer, et je suis d’accord avec lui. À moi de travailler. » Avant le mercato hivernal, qui pourrait gommer quelques manques ou au moins rééquilibrer le groupe, il reste neuf points à prendre mais deux déplacements dont le derby à Bollaert, le 23 décembre. Il y a des scénarios plus digestes mais d’autres plus complexes. Toulouse va mal même s’il tente de se soigner (lire ci-dessous), et dernièrement Metz et Monaco (0-0) ainsi que Saint-Étienne (0-2) sont venus au Stadium se refaire une santé. Laisser les discours de côté et agir : il n’y a pas que l’appareil socialiste qui pense que Toulouse peut être une excellente destination de cure avant les fêtes.














