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La Voix du Nord - 09/12/2007
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Maux de tête et état d’urgence pour le LOSC
TOULOUSE - LILLE
 Mirallas et Lichtsteiner devancés par Emana et Sirieix, le LOSC ne parvient pas à imposer son rythme. Tombé à Toulouse (1-0), le LOSC est franchement mal « en points ». Il pourrait même se retrouver relégable ce soir, en cas de succès du PSG.
L’heure est délicate.

À TOULOUSE, PAR ANTOINE PLACER
sports@lavoixdunord.fr PHOTOS KARINE DELMAS
Tout doucement, le LOSC s’effrite. On avait beau savoir que cette saison serait celle de la reconstruction, personne n’avait imaginé un scénario aussi compliqué avant même la fin des matchs aller.
Hier soir, le LOSC a chuté à Toulouse (1-0), un concurrent direct qui n’avait pourtant plus remporté un match depuis deux mois. Autant le dire tout de suite, d’un point de vue mathématique, cette cinquième défaite est terrible parce qu’elle place le LOSC dans une position extrêmement précaire, à une triste dix-septième place. Pire : si le PSG venait à l’emporter ce soir à Auxerre, les joueurs de Claude Puel glisseraient en position de relégable, une première cette saison.

Mais le constat est amer, surtout parce que le LOSC n’a pas été réellement bougé par une équipe toulousaine qui disputait son troisième match en six jours.
Seulement, il a une fois encore été totalement stérile en zone offensive, malgré le 4-4-2 mis en place par Puel, et à l’image d’un Kluivert fantomatique.
L’attaquant néerlandais n’a récupéré aucun des ballons qu’il a fait mine de disputer de la tête, ni su combiner dans le jeu court. Totalement hors sujet, il disparut directement dans les vestiaires après son remplacement par Chedjou (55e)…

Hésitations

Malgré cela, le LOSC avait su prendre la rencontre par le bon bout, et Mirallas s’était procuré rapidement plusieurs occasions chaudes. Mais Riou se montra ferme sur sa première tentative (2e), décisif dans ses pieds (19e) et appliqué sur une nouvelle frappe en pivot de l’attaquant belge (21e). Derrière, le duo Rami - Plestan ne laissait que très peu d’opportunités aux attaquants toulousains, et Elmander se voyait condamné à un régime ultra-strict. Seul Mansaré put offrir un caviar à Sirieix que le milieu expédia sur le poteau droit de Sylva (37e). Lichtsteiner, toujours aussi inspiré, trouva lui le haut de la transversale de Riou (40e).
« On a certainement manqué d’un peu de maîtrise en fin de première période », concéda Puel après coup. Mais également au coeur de la seconde période, où les Lillois ont longtemps semblé hésiter à se montrer plus dangereux, par crainte des contres toulousains. Et à force de laisser des ballons à l’adversaire, le LOSC a reçu une gifle cinglante.
Il avait été prévenu à l’heure de jeu, quand le buffle Elmander avait grillé Rami et offert un ballon de but à Sirieix (59e). Il fut à terre dix minutes plus tard, sur un coup d’éclat de Mansaré pour Elmander, le Suédois inscrivant son cinquième but en trois rencontres (1-0, 69e). On a beau lui mettre une pancarte sur le dos à celui-là… En fin de rencontre, le LOSC multiplia les frappes, souvent par un excellent Cabaye, et Riou sauva les siens une énième fois sur un coup franc puissant de Bastos (82e) et dans les pieds de Youla (94e). •
 
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