La Voix du Nord - 23/12/2007 |
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Bollaert impraticable, le derby sera « décongelé » en 2008
Le gel a eu raison du derby. La pelouse du stade Bollaert ayant été jugée impraticable, hier matin, le choc Lens - Lille est reporté à une date ultérieure qui ne sera pas simple à trouver.PHOTO ARCHIVES JEAN-YVES BONVARLET
Pas de match, pas de derby. L’annonce est tombée, hier matin, sans que l’on soit vraiment étonné. Car il fait bigrement froid depuis dix jours et l’éventualité d’un report de Lens - Lille ne semblait pas du tout farfelue quand elle fut évoquée pour la première fois, vendredi. C’est plutôt l’enchaînement des événements, jusqu’à l’annulation décidée par le délégué du match et un représentant de la Ligue professionnelle après examen des prévisions météo, qui a surpris.
Limites de la bâche
À en croire la version officielle, de lourdes menaces étaient apparues au fur et à mesure que l’hiver étendait son influence. Jean-Pierre Papin confirme : « Je suis venu quasiment tous les jours à Bollaert. En surface, c’est vert mais, hier (vendredi), on ne pouvait même pas enfoncer une clé ! ».
Pour autant, cette vulnérabilité de la surface artésienne révélée tardivement pose la question des moyens mis en oeuvre pour la protéger. Lens, comme tous les clubs de l’élite, se doit de recourir au bâchage de sa pelouse en période sensible. Si l’opération a bien été faite à partir de lundi, en complément d’une production d’air chaud, ne pouvait-on pas imaginer que cette démarche fût entreprise plus tôt pour un meilleur résultat potentiel ?
« Il ne m’appartient pas de dire si la décision du report est bonne ou non », souligne Jean-Marie Bomba, le directeur du stade Bollaert. « Le délégué a fait son travail. Je note cependant qu’il aurait très bien pu laisser le soin à l’arbitre de décider. Mais c’était faire venir alors quarante mille personnes pour rien. Concernant les moyens affectés à la protection de la pelouse, il faut savoir que la bâche a ses limites. Elle protège efficacement de la pluie et de la neige mais quand on rencontre des températures de moins huit degrés, elle se révèle insuffisante. On me parle aussi de chauffage mais il y a un hectare d’herbe à chauffer ! J’ajouterai que faire jouer ce match, c’était aussi se priver du confort sanitaire dans trois des quatre tribunes en raison des coupures d’eau rendues nécessaires par le froid. »
Afin de couper court à toute interprétation douteuse concernant le supposé bénéfice que le Racing retirerait de l’affaire en évitant à Dindane de purger son match de suspension le jour du derby (on peut imaginer que s’il est rentré de la CAN, l’Ivoirien pourra affronter Lille ultérieurement), Francis Collado évoque pour sa part le cas Hilton : « Franchement, ce report nous ennuie aussi beaucoup. Hilton revenait. On avait tout fait pour qu’il joue, l’obligeant même à reporter son départ en vacances pour le Brésil ! » Le directeur exécutif lensois redoute en outre qu’il soit difficile pour la commission des compétitions, dans un calendrier déjà hyperchargé en janvier, de trouver un créneau de substitution. Et Raymond Domenech qui souhaite resserrer le programme de la Ligue 1 en raison de l’Euro…














