La Voix du Nord - 19/07/2007 |
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LILLE
Sans Odemwingie, sur le départ, le LOSC a ouvert son bal de l’été
Le LOSC a lancé symboliquement sa saison, hier au Stadium Lille Métropole, avec de la musique, des « pom-pom girls », des sourires et beaucoup de discours racoleurs. C’est l’habitude. Les joueurs étaient tous là pour la présentation officielle du club dans sa version du moment, à l’exception de Peter Odemwingie dont on peut imaginer qu’il discutait quelque part de son avenir personnel. À Moscou ?
Le ciel avait montré, pour l’occasion, son plus beau visage. Faut-il y voir un signe de nature à rassurer pleinement et à guider tranquillement le LOSC, souvent présenté ces derniers temps comme celui d’une nécessaire reconstruction de bout de cycle, vers des horizons calmes et générateurs d’équilibres rentables ? L’avenir le dira. En l’état actuel des choses, les deux mille spectateurs invités ou ayant acquitté leur petit droit d’entrée (2 ou 4 euros selon leur statut d’abonné ou de simple visiteur), ne peuvent que se nourrir de jolies paroles, pas forcément inutiles au demeurant mais peut-être pas en phase avec leurs attentes.
Michel Seydoux, du haut de sa fonction de président d’un club qui a pas mal défriché depuis quatre ans et dont la valeur attractive constitue un atout selon lui, a pourtant souvent répété que « le mercato se termine le 31 août » ; tout en assénant une vérité essentielle de l’histoire du club, en forme de clin d’oeil à ceux qui s’inquiètent de ne voir, pour l’instant, que trois recrues garnir l’effectif lillois (Béria, Yanes Padilla, Maric) : « Je vous rappellerai qu’un Abidal et un Odemwingie étaient arrivés au club dans ce créneau… En clair, quelques ajustements devraient être faits d’ici là, en fonction de ce que Claude Puel attend. »
L’option Lokomotiv ?
Et de conclure, l’humour à fleur de peau : « De toute façon, l’équipe qu’on présente généralement en juillet n’est jamais celle qu’on voit à la fin de l’été ! » Une petite phrase amusée mais pas si anodine que cela dans le contexte actuel. Beaucoup de joueurs cadres de l’époque passée ont quitté le LOSC. Et Peter Odemwingie devrait les imiter. Excusé comme l’était la veille, à Lens, Charles Itandje, l’attaquant nigérian venu un jour anonymement de La Louvière, en Belgique, était selon toute vraisemblance à Moscou afin d’y rencontrer les dirigeants du Lokomotiv. L’indemnité de transfert avoisinerait, dit-on, les 10 M E, et le joueur n’aurait rien contre un… retour aux sources puisque né d’un père africain et d’une mère russe, il séjourna déjà naguère dans l’ancienne capitale du bloc soviétique, jouant même alors au CSKA Moscou.
Fidèle à sa stratégie, le LOSC n’a communiqué, hier, sur le sujet que par des sourires et des fuites verbales. « Mais je n’infirme pas l’information », glissa tout de même Michel Seydoux, tandis que Claude Puel évoquait son projet sur l’estrade et que les joueurs s’apprêtaient, accompagnés chacun de deux « pom-pom girls », à rejoindre l’espace dévolu à la photo officielle. Bref, demain sera un autre jour.
PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.fr Le ciel avait montré, pour l’occasion, son plus beau visage. Faut-il y voir un signe de nature à rassurer pleinement et à guider tranquillement le LOSC, souvent présenté ces derniers temps comme celui d’une nécessaire reconstruction de bout de cycle, vers des horizons calmes et générateurs d’équilibres rentables ? L’avenir le dira. En l’état actuel des choses, les deux mille spectateurs invités ou ayant acquitté leur petit droit d’entrée (2 ou 4 euros selon leur statut d’abonné ou de simple visiteur), ne peuvent que se nourrir de jolies paroles, pas forcément inutiles au demeurant mais peut-être pas en phase avec leurs attentes.
Michel Seydoux, du haut de sa fonction de président d’un club qui a pas mal défriché depuis quatre ans et dont la valeur attractive constitue un atout selon lui, a pourtant souvent répété que « le mercato se termine le 31 août » ; tout en assénant une vérité essentielle de l’histoire du club, en forme de clin d’oeil à ceux qui s’inquiètent de ne voir, pour l’instant, que trois recrues garnir l’effectif lillois (Béria, Yanes Padilla, Maric) : « Je vous rappellerai qu’un Abidal et un Odemwingie étaient arrivés au club dans ce créneau… En clair, quelques ajustements devraient être faits d’ici là, en fonction de ce que Claude Puel attend. »
L’option Lokomotiv ?
Et de conclure, l’humour à fleur de peau : « De toute façon, l’équipe qu’on présente généralement en juillet n’est jamais celle qu’on voit à la fin de l’été ! » Une petite phrase amusée mais pas si anodine que cela dans le contexte actuel. Beaucoup de joueurs cadres de l’époque passée ont quitté le LOSC. Et Peter Odemwingie devrait les imiter. Excusé comme l’était la veille, à Lens, Charles Itandje, l’attaquant nigérian venu un jour anonymement de La Louvière, en Belgique, était selon toute vraisemblance à Moscou afin d’y rencontrer les dirigeants du Lokomotiv. L’indemnité de transfert avoisinerait, dit-on, les 10 M E, et le joueur n’aurait rien contre un… retour aux sources puisque né d’un père africain et d’une mère russe, il séjourna déjà naguère dans l’ancienne capitale du bloc soviétique, jouant même alors au CSKA Moscou.
Fidèle à sa stratégie, le LOSC n’a communiqué, hier, sur le sujet que par des sourires et des fuites verbales. « Mais je n’infirme pas l’information », glissa tout de même Michel Seydoux, tandis que Claude Puel évoquait son projet sur l’estrade et que les joueurs s’apprêtaient, accompagnés chacun de deux « pom-pom girls », à rejoindre l’espace dévolu à la photo officielle. Bref, demain sera un autre jour.














