La Voix du Nord - 08/03/2007 |
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Depuis hier soir, il n’y a plus de club français en Ligue deschampions. Le LOSC a suivi Lyon. Sauf que pour lui, c’était du bonus d’être là.
L’aventure du LOSC en Ligue des champions a pris fin hier sur un coup de dés, dans un match qui lui laissa quelques espoirs, avant que United ne les emporte, sans qu’il n’ait été vraiment inquiété. Dur, mais réaliste.sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS PIERRE LE MASSON
Hier soir, à Old Trafford, on y a cru. Parce que le LOSC n’a jamais été réellement inquiété. « Ils ne parleraient pas tant s’ils étaient si sûrs d’eux. On sait très bien où ils veulent en venir : cacher ainsi leurs insuffisances. » Cette pique de Claude Puel n’était pas vilaine. Car Manchester attaqua le match prudemment et ne domina jamais vraiment des Lillois bien en place, ne mettant pas le feu. Craignant ces Lillois, et perdant trop de ballons en route.
Pendant une bonne heure, le LOSC quadrilla bien le terrain, ne se laissant pas impressionner, ne lâchant rien. Ce fut pourtant très chaud, sur deux actions où soudain cela alla trop vite pour les petits Français. Chalmé sauva son but sur une volée de Rooney, démarqué par un mouvement limpide entre Larsson et Scholes. Et sur le corner qui suivit, O’Shea, profitant d’une sortie hasardeuse de Sylva, mit une tête sur la transversale (15e).
Pas de panique !
Makoun, énorme au milieu, faillit ouvrir la marque sur un coup franc d’Obraniak. Mais sa tête piquée ne trompa pas Van der Sar (22e). La bataille du milieu était impressionnante, et dans la récupération, les Lillois tenaient la distance. Quand ils se mirent à sortir le ballon avec plus de vitesse, ils gênèrent un peu plus United. Rien de bien méchant, mais suffisant pour mettre de la pression sur l’adversaire. Encore fallait-il faire les bons choix, ou faire preuve de plus de percussion, comme sur ce centre fuyant de Chalmé, qu’Odemwingie regarda passer, juste avant la pause.
Si les Mancuniens avaient besoin d’un avertissement supplémentaire sur leur difficulté à se débarrasser de ces satanés Lillois, ils le reçurent dès la reprise, sur une action jouée vite, avec une remise acrobatique de Dumont pour Odemwingie qui joua bien le coup et parvint à placer une petite tête sur le poteau (47e).
On ne voyait pas sur le terrain la formation impériale qu’Alex Ferguson avait couchée sur le papier. Certes, cela poussait sur le but lillois, comme en attestaient l’enfilade de corners, plus quelques coups francs, mais le danger n’était pas grand, à l’image de ces centres mal dosés, ou de ces tirs trop rares pour faire réellement peur à l’arrière-garde lilloise, parfaitement tenue par Plestan...
En face, le LOSC jouait assez haut pour maintenir un bon pressing. Et il ne manqua pas grand-chose sur un centre tendu de Tafforeau pour Keita (65e ). Hélas, le match ronronnait trop bien, avec ce 0-0 qui, de toute façon éliminait le LOSC.
Fin pénible
En plus, on savait pertinemment que les Red Devils étaient capables de faire mal à tout moment sur une accélération. Les derniers espoirs lillois furent enterrés à la 72e minute. Beaucoup trop passifs, ils laissèrent Ronaldo aller chercher la tête de Larsson, qui crucifia Sylva. Pour la première fois du match, les hommes de Claude Puel venaient de baisser leur garde. Une fois de trop. À ce niveau, ça ne pardonne pas.
La suite fut un peu pénible. Près de 20 minutes pendant lesquelles les Nordistes poussèrent, mais ne retrouvèrent pas l’énergie, la conviction et la vitesse qui leur avaient permis de caresser le rêve de s’imposer à Old Trafford, ce qu’aucun club français n’a réussi, en bousculant, en inquiétant même le grand United. Les chants des supporteurs lillois, remerciant leurs héros, furent poignants.












