La Voix du Nord - 13/01/2008 |
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Le LOSC n’a franchement sauvé que les apparences
Un coup franc direct de Cabaye à l’ultime seconde des arrêts de jeu a permis au LOSC de ne pas s’incliner face à Metz (1-1), hier soir. Mais il sera difficile d’oublier ses difficultés à mettre de l’ordre dans son organisation et des idées dans son jeu. La victoire de Sochaux, hier au Mans, complique de plus la donne mathématique à une semaine de se rendre dans le Doubs.PHOTO STÉPHANE MORTAGNE
Toutes les équipes ont pris de bonnes résolutions en ce début 2008, mais le LOSC a déjà du mal à tenir les siennes. Hier, les protégés de Claude Puel ont fait pâle figure face à Metz (1-1), pourtant lanterne rouge du championnat et dont les espoirs en cette fin de saison se résument à se battre contre le vent. Pour le LOSC, ce sont deux nouveaux points qui s’envolent à domicile, et cela figure surtout un coup d’arrêt embêtant après la première victoire de l’année en Coupe de France, face à Avion (3-0).
Triste tandem
La faute à une prestation décousue, en première période comme en seconde, et cela malgré une supériorité numérique après l’expulsion du défenseur messin Bassong (49e). Le tandem Frau - Kluivert, titularisé pour la première fois, fut longtemps victime de la transparence du second, et du manque de repères du premier. Avant la pause, les Lillois n’avaient pas encore réussi à cadrer le moindre tir, et le départ précipité sur une civière du capitaine Tafforeau pour une béquille (19e), n’avait pas arrangé leurs affaires.
Le Suisse Lichtsteiner était une nouvelle fois l’un des rares joueurs à émerger, avec une belle frappe plein axe (11e). Pour accentuer leur mal de tête, les Lillois furent contraints d’assister à la chevauchée gagnante de leur ancien pote Daniel Gygax, transféré à Metz en janvier 2007, bien lancé par Agouazi au terme d’un mouvement d’école (0-1, 24e). Rien ne tournait alors dans le bon sens, et surtout pas le jeu collectif du LOSC, qui continuait à connaître un déchet trop important à ce niveau, notamment dans les transmissions.
Ce fut plus embêtant après la pause. Au lieu de profiter de leur supériorité numérique en usant d’un jeu de passes rapides, les Lillois s’entêtèrent avec de longs ballons improductifs, et des mauvais choix qui illustrent le manque de confiance qui grignote l’équipe. Témoin, cette occasion d’Obraniak, parti à la limite du hors-jeu et qui n’a pas osé tenter sa chance seul face à Marichez, préférant glisser le ballon à Mirallas… mais sans voir venir le retour de Diop (70e).
L’entrée dynamique de Mirallas fit un bien fou (frappe enroulée 72e, centre en retrait pour Hazard 81e), Lichtsteiner et Bastos trouvèrent la base des poteaux de Marichez (82e, 86e), mais il fallut attendre les dernières secondes et un coup franc direct impeccable de Cabaye pour sauver la face (1-1, 94e). C’est le minimum que l’on pouvait attendre hier soir, mais le souci, c’est qu’après un tel début de saison, on espère davantage le maximum.












