La Voix du Nord - 16/01/2008 |
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Parfois sifflés par quelques mécontents, parfois soutenus, les joueurs du LOSC doivent désormais composer avec un public frustré par les résultats à domicile.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO STÉPHANE MORTAGNE
La scène se déroule samedi, quelques secondes après l’égalisation face à Metz. Yohan Cabaye court vers le côté du terrain, félicité par plusieurs de ses partenaires. Le regard dur, il semble revanchard à l’égard des sifflets qui ont escorté l’équipe à plusieurs instants durant la rencontre. Saisi par le micro de Canal+, il avouera dans la seconde qu’« à la moindre mauvaise passe ou au premier mauvais contrôle, maintenant, on est sifflés ». Pour une équipe qui manque déjà pas mal de confiance en elle, difficile en effet de ne pas subir la pression de ce mécontentement immédiat.
« Plus facile à l’extérieur »
À domicile, pourtant, le parcours peu brillant du LOSC (deux victoires, six nuls, deux défaites) entame forcément la patience de ses supporteurs, dont la grande majorité assiste surtout aux rencontres du Stadium. « C’est tout à fait normal de les voir mécontents, glisse Kevin Mirallas. On mouille le maillot mais ça ne gagne pas. C’est plus facile à l’extérieur en ce moment, on a moins de pression. Mais il ne faut pas se chercher d’excuses, on est ni au PSG ni à l’OM. On a besoin de voir les gens continuer à nous encourager. » Si les sifflets n’ont jamais aidé aucun sportif, qu’il soit amateur ou professionnel, certains tentent de s’en détacher. Voir de se mettre à la place du spectateur lambda. « C’est toujours comme ça au foot, explique Lichtsteiner. Si j’avais été dans les tribunes samedi, j’aurais sifflé aussi. Ils ne sont pas heureux et nous non plus. Je suis de ceux qui pensent qu’on possède l’équipe pour faire des résultats, mais samedi on n’a pas bien joué. » Si la pause de la mi-temps ne donna pas lieu à des huées importantes, l’égalisation rageuse de Cabaye ne contenta pas l’ensemble des quelque 13 000 braves présents au Stadium.
Depuis plusieurs saisons, les fidèles lillois n’avaient plus l’habitude de voir leur équipe autant contestée chez elle. En attendant un retour à la normale, ils assisteront, pour la plupart, au match de Lille à Sochaux, samedi soir, devant la télévision ou à la radio. Des médias où les commentaires les plus acerbes des spectateurs ou des auditeurs restent inaudibles.














