La Voix du Nord - 18/01/2008 |
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Mode d’emploi pour gestion de crise tranquille
Dix-septièmes, tristes face à Metz (1-1), chahutés par une partie du public, privés de joueurs importants (Tafforeau, Makoun), les Lillois déroulent néanmoins le fil de leur quotidien sans vagues et sans heurts. Le voyage à Sochaux va se faire dans le calme et dans le silence. Tant mieux ?sports@lavoixdunord.fr
PHOTO STÉPHANE MORTAGNE
On pourrait croire que tout va bien, mais ce n’est pas le cas. On pourrait penser que rien ne se passe, mais ce n’est pas le cas non plus. À Luchin, les murs capitonnés absorbent les chocs et les cris stridents. En dehors des vestiaires, où Claude Puel aime faire mariner son groupe, on ne voit rien qui dépasse. Le coach préfère d’ailleurs ne pas en rajouter. « Les joueurs n’ont pas besoin de moi pour leur rappeler tous les matins qu’on est 17 e et au pied du mur. S’ils n’ont pas conscience de ça…»
Ils peuvent changer de sport, sous-entendait-il.
Sur son fil
Aujourd’hui, le problème n’est (heureusement) plus de prendre conscience du problème, mais de trouver la ou les solutions. Et cela ne passe pas par de l’agitation ou des changements brutaux. « On est dans un club où les choses sont réfléchies, posées, glisse Nicolas Plestan.
Parfois, le président doit venir faire passer un message, et il le fait. Mais le groupe regarde le classement et constate les choses. Il n’y a que nous pour se sortir de là. » Depuis que la saison se délite aussi vite que le jeu collectif, Claude Puel n’a par exemple jamais été mis en cause ou remis en question. « Les gens ont de la mémoire », claque Plestan. Au moins, le groupe sait à quoi s’en tenir. « On est tous dans le même bateau, explique Puel. En ce qui me concerne, j’ai toujours occulté ce qu’on pouvait penser de moi. Ça ne m’intéresse pas, ce sont le groupe et les résultats qui m’occupent. »
Malgré ses tourments, l’équilibriste lillois avance donc sur son fil sans trembler. On pourrait lire cela comme de l’inconscience. Rami, tee-shirt du « Che » sur les épaules et son slogan « Hasta la victoria siempre » (« Jusqu’à la victoire, toujours »), a le sourire franc. Comme pour nous convaincre que l’horizon n’est pas si sombre. « Ce qu’on a fait contre Metz, on en est tous conscients. Sochaux, c’est un match à notre portée, a priori, mais c’est une nouvelle année, ils ont un nouveau coach… On espère simplement qu’à l’extérieur ça puisse être plus simple pour nous. » Méthode Coué ou force tranquille ?















