La Voix du Nord - 20/01/2008 |
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Encore un point arraché contre vents et marées !
Le LOSC a empoché son onzième match nul à Sochaux (1-1), hier soir. Un point qui ne lui convient pas, dans sa situation actuelle, mais qui lui permet de sauver une rencontre marquée par l’expulsion de Debuchy, le show de M. Piccirillo et une réserve technique posée par les Sochaliens. Rien n’est simple, cette saison.sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS MAX ROSEREAU
« Le match de la peur », avaient dit certains, entre deux équipes à la lutte pour se sortir de la zone rouge. Un match nerveux, haché surtout, et donc marqué de bout en bout par les décisions de M. Piccirillo, celui-là même qui avait exclu Emerson à Marseille, la saison passée. En excluant Debuchy après cinq minutes de jeu et en annulant en seconde période un penalty pour Sochaux qu’il avait lui-même déjà sifflé, l’homme en noir n’a pas arrangé sa carte de visite. Il a terminé la rencontre conspué par le public sochalien…
« Important pour les têtes »
Dans ce contexte, difficile de ne pas se satisfaire de ce point arraché – à dix – en déplacement, à la veille d’une semaine décisive avec deux matchs au Stadium. D’autant que Malicki a réalisé une ou deux prouesses après la pause, que Plestan a livré un match très costaud, et que c’est la première fois, cette saison, que le LOSC revient alors qu’il est mené à l’extérieur. « Même si ce n’est qu’un point, il est important pour les têtes », a d’ailleurs souligné Claude Puel à chaud. Ce matin, on peut seulement regretter que Debuchy n’ait pas laissé davantage de temps à tout le monde. Car les cinq minutes initiales avaient permis de deviner un bloc hyperagressif et bien en place. Trop agressif, peut-être, à l’image de Debuchy posant sa semelle sur le tibia d’Isabey (5e). Un geste dangereux et très impressionnant, même au ralenti.
Dans ces conditions, le LOSC allait souffrir, évidemment. La réorganisation tactique permit de résister un instant, et ce malgré les efforts de Quercia (9 e) et Erding (11e). Mais l’attaquant international espoir turc persista dans ses déplacements et, peu avant la mi-temps, c’est lui qui trompa Malicki sur un centre du vieux briscard Isabey (1-0, 38e).
M. Piccirillo sortit de nouveau de sa boîte après la pause, pour la décision gag de la soirée. Sur une action où il estima que Béria tira le maillot d’un attaquant sochalien, il siffla penalty, avant de se raviser sur avis de son assistant, qui lui indique un hors-jeu au départ de l’action : bronca de Bonal, perturbé… Et égalisation lilloise, au milieu du brouhaha, par un jeu en triangle Cabaye - Lichtsteiner - Obraniak qui rappelle que les choses bien faites sont les plus efficaces (1-1, 53e). Étourdis, les Sochaliens encaissèrent le coup mais posèrent des réclamations techniques par Bréchet, le capitaine.
Dans la foulée, Malicki réussit la parade du match, sur sa ligne devant Maurice-Belay (65e) ! La fin de la rencontre se résuma alors à une lutte permanente pour ne pas sombrer, où tous les Lillois se mirent les genoux à terre, sauf Mirallas, selon Claude Puel, qui lui offrit sa spéciale : entrée en jeu à la pause, sortie au bout de trente-huit minutes de présence. Il y a des choses qui ne changent pas. Onzième match nul : la semaine qui s’avance sera décisive.















