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La Voix des Sports - 21/01/2008
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Malicki : « On a montré qu’on était un groupe »
Sochaux - Lille
Sochaux (de notre envoyé spécial). – Depuis le début, Malicki est l’homme des mots justes. Dans le vestiaire, où son expérience se transforme en emprise sur un groupe jeune. Sur le terrain, où il a pris le relais de Sylva, parti à la CAN, avec la décontraction qui le caractérise.
Du haut de ses 33 ans, Malicki est un chat rusé, habile sur sa ligne et direct dans son discours. Pour lui, ce nul à Sochaux est un bon résultat, une preuve que le groupe réagit. « Bien sûr que c’est positif, on a joué à dix tout le match, en faisant preuve de beaucoup de solidarité. On a montré qu’on était un groupe. Après Metz, ça fait une deuxième belle réaction. Tout cela peut faire avancer le groupe. » Dans leur quête de confiance, les Lillois peuvent prendre exemple sur le sage Malicki. Rien ne l’ébranle. Sa responsabilité est engagée sur le but d’Erding, qu’il a souhaité gêner, mais auquel il a finalement libéré le chemin du but. Mais il est resté dans son match, a fait abstraction des coups qui ont poussé le jeune Oukidja à s’échauffer quelques minutes. Il est revenu tranquillement dans la partie, actif sur les phases aériennes et même prêt à affronter un tireur de penalty sochalien, avant que M. Piccirillo n’annule sa décision.
Les événements ne l’ont pas fait vaciller. Et il n’a pas baissé les bras, réalisant une parade monstrueuse devant Maurice-Belay, pourtant venu à bout portant (65e). Un coup de grâce dont l’équipe se serait difficilement relevée. « On paie tout cash en ce moment, souligne-t-il. Une expulsion, un but, c’est le lot des équipes de bas de tableau. Les Sochaliens, eux, ont vu leur penalty se volatiliser. Quand on est dans la difficulté, en général, tout est contre soi. Il faut pourtant continuer à se battre. » C’est en tout cas le message qu’il va continuer à entretenir en ce début de semaine à Luchin. « À Sochaux, on retient le combat. On doit rester sur le même chemin contre Le Mans et Paris. » Le groupe est son cheval de bataille. Il s’agacerait presque quand on lui fait remarquer que les attaquants ont encore peiné. Frau a joué 46 minutes, Mirallas a réalisé un aller-retour, Kluivert est resté tapi sur le banc. « On s’en fout.
Dans notre équipe, quel que soit le buteur, l’important est de marquer. On voulait revenir à 1-1 contre Sochaux, on l’a fait.
 »
Antoine PLACER


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