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La Voix du Nord - 15/03/2008
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LILLE - CAEN
Les Dogues sont désormais à la croisée des chemins
 Ludovic Obraniak, recentré depuis plusieurs matchs, donne enfin sa pleine mesure. Quatre jours après leur victoire à Lens, les Lillois ont une belle occasion de repasser dans la première moitié du classement et de s’offrir une fin de saison plus tranquille.

PAR STÉPHANE CARPENTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE



« Soit nous nous propulsons dans les dix premiers, soit nous allons galérer jusqu’à la fin de la saison. C’est vraiment un match charnière à l’issue duquel on saura si l’on doit regarder devant ou derrière nous. » Comme le souligne le milieu offensif Ludovic Obraniak, le LOSC est à la croisée des chemins. Longtemps à la porte de la relégation, sa victoire contre Lens l’a propulsé à la onzième place et un nouveau succès ce soir pourrait être synonyme d’ambitions retrouvées.



« Un groupe émerge »

Souvent critiqués ces derniers temps pour leur manque d’arguments offensifs, les Lillois se sont réveillés mardi à Bollaert, avec deux jolis buts à la clé. « Le derby nous a donné de la confiance et fait un bien fou », confirme Ludovic Obraniak, qui estime aussi que le renouveau du LOSC ne doit rien au hasard.


« Dans la vie du club, on savait que ce serait une année de transition après le départ de nombreux joueurs cadres, mais un nouveau groupe émerge, il fallait juste lui laisser un peu de temps. » De cette période un peu délicate que les Lillois viennent de traverser, on retiendra aussi que le club n’aura été qu’une seule fois en position de relégable, au soir de sa défaite à Toulouse, le 8 décembre. Depuis, les Dogues n’ont perdu qu’un seul de leurs onze derniers matchs de championnat, face à Lyon, il y a quinze jours au Stade de France. L’impression d’ensemble dominée par une flopée de matchs sans buts (quatre 0-0 lors des sept dernières journées) a sans aucun doute occulté cette lente, mais sûre, réhabilitation. « La victoire contre Lens nous a permis de remettre les pendules à l’heure car nous n’étions pas à notre place par rapport à ce qu’on pouvait faire », résume Adil Rami.


Face à des Caennais qui n’ont pas gagné un seul match en 2008 (cinq défaites et cinq nuls), les Lillois n’ont toutefois pas intérêt à relâcher la pression. «  S’il y avait une décompression, on n’aurait rien compris », relaye d’ailleurs Claude Puel, qui sait aussi que cela fait depuis plus d’un an que son équipe n’a pas su aligner deux succès d’affilée en Ligue 1. « Nous sommes à un tournant, soit on enclenche, soit on reste dans la difficulté, mais pour l’instant nous ne sommes pas encore en mesure de nous projeter plus loin », conclut-il.


Nul doute que le coach a déjà néanmoins coché le huitième de finale de Coupe de France à Bordeaux mercredi. Le LOSC serait en effet inspiré de s’y rendre l’esprit complètement libre s’il rêve aussi d’éclairer sa fin de saison par des étincelles en Coupe. •
 

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