La Voix du Nord - 16/03/2008 |
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LILLE - CAEN
La passe de deux et la puissance cinq
La passe de deux et la puissance cinq
Pour la première fois depuis janvier 2007, les Lillois ont réussi à enchaîner un deuxième succès consécutif en Ligue 1. Après avoir battu Lens mardi en laminant une bien pâle équipe de Caen. Grâce à cette victoire, ils remontent à la septième place et sont désormais presque assurés du maintien.PAR STÉPHANE CARPENTIER
sports@lavoixdunord.fr PHOTOS MAX ROSEREAULes supporteurs qui avaient bravé la pluie hier soir étaient certainement déçus de voir leur équipe débuter la partie face à l’une des défenses les plus perméables du championnat avec le seul Mirallas comme attaquant de pointe. Le jeu à la Lilloise, même s’il s’est refait une santé lors du derby, se résumerait-il encore à plus de solidité que d’audace ? Claude Puel allait pourtant faire taire ses détracteurs et avait trouvé la bonne solution pour faire exploser le tableau d’affichage.
Caen complètement déboussolé
Après un début de mach qui laissa craindre une soirée d’ennui, avec deux équipes tournant plutôt au ralenti, la suite des événements allait conforter Claude Puel dans ses choix. À défaut d’enflammer la partie, Lille s’appuyait sur ses deux milieux récupérateurs, Cabaye et Mavuba, pour monopoliser le terrain dans ses moindres recoins. Face à une défense donnant d’incroyables signes de faiblesses pour une équipe de Ligue 1, Obraniak puis Makoun eurent chacun leur tour une balle de but au bout du pied.
Le Stadium n’eut finalement pas trop le temps de s’impatienter car ses protégés prirent le large peu avant la pause devant des Normands complètement déboussolés. Deux buts sympathiques dans leur construction et esthétiques dans leur finition, signés Lichtsteiner et Cabaye permirent aux Lillois d’envisager sereinement leur retour sur le terrain après la pause. On ne dira pas la même chose du côté des Caennais, bien partis pour poursuivre l’année 2008 sans la moindre victoire. Visiblement dérouté par la médiocre production de son équipe, Franck Dumas, le coach normand, tenta alors le pari d’effectuer ses trois remplacements à la mi-temps. Inexistants jusque-là, les Caennais furent cette fois très malchanceux.
Alors que Lille se contentait de gérer plutôt tranquillement la situation, ils allaient se retrouver dans une situation inextricable après l’expulsion sévère de leur gardien de but et un penalty contre eux. L’attaquant Lilian Compan, entré en jeu à la mi-temps, prit donc place dans les buts mais ne put rien sur le tir de Cabaye qui transforma logiquement la sentence. Avec trois buts dans son escarcelle, le LOSC pouvait envisager la suite des opérations sans frémir et, sans réellement dominer, se paya même le luxe d’alourdir l’addition en toute fin de match par Frau et Lichtsteiner.
Grâce à cette large victoire, les joueurs de Claude Puel ne sont plus qu’à une petite encablure de la barre théorique des 42 points souvent synonymes de maintien.
Ils peuvent envisager en toute sérénité leur huitième de finale de Coupe de France à Bordeaux mercredi prochain. À moins que pour eux le match le plus important se joue tout à l’heure dans les urnes de Villeneuve-d’Ascq avec la probable élection à la mairie de la liste de Gérard Caudron, un farouche opposant au projet actuel de Grand Stade.














