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La Voix du Nord - 22/03/2008
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STRASBOURG - LOSC
Les Lillois savent qu’ils sont à un carrefour... européen
 Auteur d’un doublé face à Caen, Yohan Cabaye est en forme. Dans un championnat, il y a forcément des matchs charnières, des virages plus sensibles que d’autres qui impliquent que l’on soit présent au rendez-vous. À Strasbourg, capitale européenne, les Lillois ont l’occasion d’embrasser de nouvelles perspectives. La saisiront-ils ?

PAR PIERRE DIÉVAL

sports@lavoixdunord.fr
PHOTO MAX ROSEREAU

Faut-il voir, dans les derniers événements qui ont affecté la vie du LOSC, un signe fort ? Deux joueurs d’un même groupe retenus en équipe de France, ce n’est pas rien. Ça cimente une vie sociale, ça stimule des énergies.
En première intention, Claude Puel ne parle que d’une heureuse coïncidence « qui, après notre élimination en Coupe de France et une série de pépins physiques, fait du bien au moral ».


Pourtant, il est le premier à souligner que cette double promotion touchant simultanément Rio Mavuba et Adil Rami, deux de ses éléments moteurs, constitue une aération appréciable et même sûrement un bon moyen d’évacuer durablement l’inévitable frustration bordelaise.

Aller plus haut ?


« C’est bien pour le groupe car il est important que les partenaires soient aussi récompensés dans ces moments-là. Maintenant, il faut simplement espérer qu’Adil ne sera plus en lévitation ! » Un clin d’oeil pour rappeler que le calendrier n’autorise aucun relâchement et qu’il serait illusoire de croire que si le LOSC a gagné à Lens, puis contre Caen, en l’espace de quatre jours, en affichant à chaque fois beaucoup de maîtrise, il a désormais la capacité d’enchaîner sans le moindre souci. «  Il nous faut prendre du recul par rapport à tout ça, ajoute Claude Puel. Septième de la Ligue 1, c’est flatteur, mais c’est aussi une position fragile. En deux matchs, nous avons gagné huit places. Nous pouvons en perdre autant si la tendance s’inverse brutalement. »

Le discours prudent et réaliste n’est cependant qu’un paravent. Derrière les formules polies, se cache en effet un vrai élan, une vraie attente par rapport à une éventuelle mutation, encore plus significative que celle des dix derniers jours. « Notre but initial est d’assurer le maintien le plus vite possible. Mais si on a un peu plus d’ambitions pour monter plus haut… Réussir une belle fin de saison, ce serait super pour ce groupe-là !  » s’empresse d’ailleurs de souligner le patron.


On aura compris que les Lillois ne se déplacent pas en Alsace avec le seul souci de verrouiller leur jeu et de rendre leurs adversaires inopérants. Même si Puel rappelle aussi « que le LOSC est bien sur 80 % du terrain (allusion à la bonne organisation tactique des Lillois et à leur aptitude à bloquer tous les espaces) et qu’il lui reste à soigner les 20 % restants dans les vingt derniers mètres », l’idée d’une poussée finale rédemptrice fait son chemin. « Aller plus loin, plus haut ? Pourquoi pas ! Il faut continuer, ne rien lâcher car tout peut aller très vite, martèle pour sa part Stefan Lichtsteiner.  On n’a pas le couteau sous la gorge, c’est déjà important... •
 

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