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La Voix du Nord - 23/03/2008
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STRASBOURG - LILLE Mavuba place logiquement le LOSC sur une autre orbite
 Semaine faste pour Rio Mavuba, rappelé en équipe de France et auteur de son deuxième but en Ligue 1. Photo Patrick DELECROIX L’attente fut longue et même pénible puisque les Lillois patientèrent quatre-vingt-cinq minutes avant de pouvoir recueillir la juste récompense de leurs efforts. Mais, au final, ils réalisent une superbe affaire. Et ce n’est sûrement pas volé tant ils marquèrent les débats de leur griffe et d’un savoir-faire qui confirme la bonne tendance du moment. Une autre compétition s’ouvre devant ce LOSC-là…
À STRASBOURG,

PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO PATRICK DELECROIX

 

 

Avec sept opportunités de but au cours de la première demi-heure de jeu, une équipe marque forcément son territoire. Le LOSC l’avait fait de façon presque naturelle, sans donner l’impression de forcer outre mesure mais en usant d’armes essentielles en football, présence, lucidité, agressivité et engagement total dans les duels qui, en l’occurrence, avaient suffi à bloquer Strasbourg et même à le fragiliser. Une attitude autoritaire, résolue, dans le droit fil, au fond, des précédents épisodes de L1.



Lille dominateur

Plus spectateurs qu’acteurs dans cette affaire, les Strasbourgeois avaient subi d’entrée les événements jusque dans les phases les plus anodines de contacts. Mais comme toujours en pareils cas, la tendance aurait très bien pu s’inverser brutalement et oblitérer ainsi les deux têtes de Rami (3 e, 5e), la volée superbe de Cabaye (7e), un autre tir de Cabaye (10e), un jaillissement de Mirallas (14e), un troisième essai, rasant celui-là, de Cabaye (22e) et une ouverture de Lichtsteiner pour Obraniak, hélas trop court (24e). Sur leur première vraie incursion dans la surface nordiste, les hommes de Jean-Marc Furlan rappelèrent soudain à leurs rivaux que pression ne rime pas forcément avec hégémonie, Alvaro (20e) et surtout Mouloungui (27e ) émergeant enfin des brumes.
Globalement, Lille avait pourtant tenu le match avec la maîtrise, l’envie et l’ambition d’une équipe qui savait où elle voulait aller. Et le fait que Rodrigo ait très vite été expulsé, en début de seconde mi-temps, ne pouvait, en théorie, que favoriser ses desseins. Mais en retrouvant un peu de cohérence, les Strasbourgeois influèrent sensiblement sur le cours des opérations, moins linéaires qu’on aurait pu l’imaginer de prime abord en dépit d’un geste défensif opportun de Bellaïd face à Mirallas (49e). Le tir puissant de Fanchone (63e) symbolisait à lui seul cette très légère amorce de rééquilibrage qui, pour être timide et sans commune mesure, dans son contenu, avec le football présenté en amont par le LOSC, offrait cependant toutes les caractéristiques d’une menace sournoise ; même si Cassard avait dû intervenir au-devant de Fauvergue (72e).
Du coup, le match, jusque-là marqué par l’empreinte lilloise, devint plus débridé, plus incertain. Strasbourg jouait à dix mais avec une foi réveillée, les joueurs alsaciens ne restaient plus figés sur leurs bases. Évolution stratégique dont le LOSC profita finalement, sans que l’on puisse crier à l’injustice tant ses hommes s’étaient montrés actifs et inspirés dans leur gestion tactique. Mavuba eut en la circonstance la bonne idée de se trouver au bon endroit pour inscrire son deuxième but en Ligue 1 (0-1, 85e). •
 

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