La Voix du Nord - 30/03/2008 |
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Béria ne laisse même pas les miettes
Arrivé sur la pointe des pieds du FC Metz, où il était libre, Franck Béria a su se faire une place au soleil à Lille, où il est, de loin, le joueur le plus utilisé du groupe. Sans faire de bruit, il est devenu incontournable.
Il est l’unique satisfaction du maigre recrutement, cet été. Et pour cause. Franck Béria (bientôt vingt-cinq ans), chipé à Metz six mois après son pote Obraniak, n’a pas perdu de temps pour s’installer à Lille et assurer la succession de Chalmé côté droit.
D’abord exilé dans l’axe pour pallier l’absence de Rami, touché au genou dès la première journée, le natif d’Argenteuil a ensuite logiquement récupéré son couloir, qu’il partage avec le Suisse Lichtsteiner, monté d’un cran. Ce matin, alors que va s’élancer la trente et unième journée, il a déjà été titularisé trente fois, ne ratant que cinquante-trois petites minutes de L1 (quarante-cinq contre VA et huit à Toulouse).
En réalité, toutes compétitions confondues, Franck Béria n’a fait l’impasse que sur le déplacement à Lyon-La Duchère, en seizièmes de finale de la Coupe de France. Une omniprésence qui se travaille. « Ça fait plaisir de jouer beaucoup mais rien n’est figé, estime-t-il. Le fait de penser comme ça serait un piège. Il faut être très attentif à ne pas se blaser, ni s’enflammer. »
Puel : « Il a progressé »
Venu à Lille avec « une grande volonté », le latéral avoue s’inspirer de « modèles comme Tafforeau et Plestan, de vrais pros dans leur approche ». Claude Puel se réjouit de pouvoir compter sur un joueur dont « la mentalité correspond à celle d’un joueur de haut niveau. Il ne descend jamais en dessous d’un certain niveau. Il a progressé depuis le début de saison et passé des paliers. Il est constant, et c’est ce que l’on attend. » Pour un coach, Béria est un cadeau. Jamais blessé, jamais démotivé, toujours prêt à dépanner. « Je ne comprends pas trop quand je vois certains joueurs se plaindre de ne pas jouer à leur place. Moi, je considère que c’est une chance de pouvoir connaître plusieurs registres. Quand tu arrives avec le sourire à l’entraînement, ça conditionne tout le reste. Si demain le coach me demande de jouer dans les buts ou de faire l’arbitre de touche, je le fais. Ce que je vis, c’est une chance. » Une chance que le LOSC partage depuis bientôt neuf mois sans compter.
Il est l’unique satisfaction du maigre recrutement, cet été. Et pour cause. Franck Béria (bientôt vingt-cinq ans), chipé à Metz six mois après son pote Obraniak, n’a pas perdu de temps pour s’installer à Lille et assurer la succession de Chalmé côté droit.
D’abord exilé dans l’axe pour pallier l’absence de Rami, touché au genou dès la première journée, le natif d’Argenteuil a ensuite logiquement récupéré son couloir, qu’il partage avec le Suisse Lichtsteiner, monté d’un cran. Ce matin, alors que va s’élancer la trente et unième journée, il a déjà été titularisé trente fois, ne ratant que cinquante-trois petites minutes de L1 (quarante-cinq contre VA et huit à Toulouse).
En réalité, toutes compétitions confondues, Franck Béria n’a fait l’impasse que sur le déplacement à Lyon-La Duchère, en seizièmes de finale de la Coupe de France. Une omniprésence qui se travaille. « Ça fait plaisir de jouer beaucoup mais rien n’est figé, estime-t-il. Le fait de penser comme ça serait un piège. Il faut être très attentif à ne pas se blaser, ni s’enflammer. »
Puel : « Il a progressé »
Venu à Lille avec « une grande volonté », le latéral avoue s’inspirer de « modèles comme Tafforeau et Plestan, de vrais pros dans leur approche ». Claude Puel se réjouit de pouvoir compter sur un joueur dont « la mentalité correspond à celle d’un joueur de haut niveau. Il ne descend jamais en dessous d’un certain niveau. Il a progressé depuis le début de saison et passé des paliers. Il est constant, et c’est ce que l’on attend. » Pour un coach, Béria est un cadeau. Jamais blessé, jamais démotivé, toujours prêt à dépanner. « Je ne comprends pas trop quand je vois certains joueurs se plaindre de ne pas jouer à leur place. Moi, je considère que c’est une chance de pouvoir connaître plusieurs registres. Quand tu arrives avec le sourire à l’entraînement, ça conditionne tout le reste. Si demain le coach me demande de jouer dans les buts ou de faire l’arbitre de touche, je le fais. Ce que je vis, c’est une chance. » Une chance que le LOSC partage depuis bientôt neuf mois sans compter.
A. P.








