L'actualité sportive :
du :
 
La Voix du Nord - 13/04/2008
Imprimer l'article
LILLE - NANCY
Le LOSC s’est redonné l’envie d’avoir envie
 Stephan Lichtsteiner et les Lillois se sont arrachés pour battre des Nancéiens particulièrement accrocheurs. Chaque équipe aura eu sa mi-temps. Mais Lille a assuré son maintien au moment où Nancy a peut-être perdu la Ligue des champions. Mieux, l’Europe n’est plus qu’à un point pour les hommes de Puel.

PAR SÉBASTIEN DARNAUX
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO MAX ROSEREAU

Le LOSC allait-il jouer le jeu jusqu’à la fin de saison ou se contenter d’un maintien obtenu dans la douleur pour souffler un peu et finir en roue libre ? C’est la question que beaucoup se posaient dernièrement. Question à laquelle les Lillois n’ont pas tardé à répondre.
Il aura en fait fallu un petit quart d’heure aux hommes de Claude Puel pour montrer les crocs. Un quart d’heure pour se rendre compte que ce Nancy-là était prenable, que ce Nancy-là n’avait rien d’un prétendant à la Ligue des champions.

C’est en fait un penalty qui allait permettre au LOSC d’ouvrir la brèche, de faire vaciller sur ses certitudes un collectif généralement assez bien rodé pour ne jamais réellement subir le jeu de l’adversaire.
Car après cette ouverture du score de Michel Bastos dont le pied gauche n’a pas tremblé face à Gennaro Bracigliano, c’est un LOSC très entreprenant qui allait sans cesse malmener des Nancéiens un peu perdus sans Youssouf Hadji, leur maître à jouer. Dans l’euphorie, Yohan Cabaye y alla de son habituelle frappe soudaine de 30 mètres (25e). Frappe que les gants mouillés de Bracigliano faillirent laisser perforer les filets lorrains… Un milieu défensif répondant à un autre, c’est ensuite Rio Mavuba qui s’essaya à longue distance suite à une panique générale déclenchée en défense centrale (26e). Dans les nuages ! Méfiance tout de même puisque Chris Malonga, libre de tout marquage, trouva le temps d’armer un pied gauche enroulé qui finit tranquillement sa course sur le poteau droit de Sylva (27e)…

Rami manque le KO

Qu’importe, Lille repartit à l’assaut. À raison, puisque Mirallas se retrouva à la réception d’un centre de Lichtsteiner pour le break tant attendu (40e). Break que les Lillois ne pourront conserver jusqu’à la pause, Nancy revenant dans la partie sur le corner de la dernière chance !
Coup au moral d’un côté, mental « reboosté » de l’autre. Les quinze minutes de pause permirent à Pablo Correa d’élaborer un nouveau plan d’attaque. En faisant entrer trois joueurs d’un seul coup, l’entraîneur lorrain insuffla une seconde jeunesse à son groupe.
Et Nancy retrouva ses valeurs combatives en même temps que le LOSC recula d’un cran. C’est pourtant les hommes de Claude Puel qui se procurèrent la première énorme occasion suite à un corner d’Obraniak repris de la tête par Rami et sauvé sur (derrière ?) la ligne par un défenseur lorrain, le ballon étant consécutivement repris par Bastos, Mirallas puis Lichtsteiner, seul à 2 mètres (53e).
Pas échaudé pour un sou, Nancy reprit sa course-poursuite. Et le malheureux Malonga trouva à nouveau le poteau de Sylva, bloqué une fois de plus sur ses appuis (56e). Moins serein, le LOSC procéda par contres. Presque payants sur cette frappe de Mirallas que tout le Stadium a vu dedans (67 e). Mais que la fin de match fut stressante !  •
 
Nos autres sites :