La Voix des Sports - 21/04/2008 |
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Le Vélodrome douché par un LOSC taille XXL
Marseille - Lille
Marseille (de l’un de nos envoyés spéciaux). – C’est un sacré coup de bambou que les Lillois ont assené à l’OM, dans un Vélodrome qui ne leur a pourtant que très rarement réussi par le passé. Le sixième succès du LOSC de l’histoire en terre marseillaise, le premier conquis par Claude Puel, n’était pas franchement le plus escompté, mais il doit être le plus abouti.
Rapidement sonnés par un but de Niang sur coup de pied arrêté, les Lillois ont alors fait preuve d’un calme... olympien et d’une capacité de réaction phénoménale, étouffant progressivement leurs adversaires, poussés dans les cordes et rapidement à terre. Disciplinés et agressifs, les joueurs de Claude Puel ont su profiter de l’étonnante passivité de l’OM pour inscrire deux buts par Mirallas et porter l’estocade par Makoun, lors d’une seconde période parfaitement maîtrisée.
« On a mal commencé mais on a su se remettre dans le match et imposer notre style », soufflait Obraniak, lucide après le combat. Un style implacable qui a guidé la résurrection du LOSC et qui le porte, ce matin, à un point seulement de la cinquième place. Il est désormais permis de croire à tout, d’autant que les Lillois n’auront franchement rien à perdre lors des quatre dernières rencontres.
Hier soir, ils ont évolué sur un nuage, dans le sillage de Cabaye, que le milieu marseillais a étrangement laissé naviguer entre ses lignes et qui a parfaitement orchestré la révolte. Niang avait inscrit un but assassin (1-0, 13e) dans le dos de Rami et dans le premier quart d’heure, mais une inspiration du numéro 7 lillois pour Makoun, agressif à souhait, a permis à Mirallas d’inscrire son but le plus facile de la saison mais pas le moins important (1-1, 37e). Remis en selle après une demi-heure délicate, les Lillois profitaient de l’apathie des Marseillais pour s’envoler : sur un ballon relâché par Mandanda, Mirallas douchait le Vélodrome, rarement ballotté de la sorte (1-2, 40e). Sclérosé par une animation offensive déficiente, l’OM rentrait au vestiaire groggy.
On attendait des Marseillais dévorés par leur orgueil après la pause, mais ce sont au contraire les Lillois qui continuaient d’imprimer le rythme. Le 4-3-2-1 fonctionnait à merveille, dans le sacrifice et le replacement, et l’OM ne trouvait pas d’issue de secours, malgré quelques tentatives aériennes de Cissé (57e, 64e). Au contraire, Makoun, totalement oublié en plein coeur de la surface marseillaise, achevait le suspense et la « déco » de l’exploit lillois (1-3, 68e). Le Camerounais, en verve, offrait même un ballon de 4-1 à Obraniak mais le gaucher dévissait dans le petit filet (88e).
Les joueurs pouvaient exulter, et s’en aller fêter, dans les entrailles du Vélodrome et la chaleur d’un vestiaire bouillant, ce succès synonyme de nouveaux horizons.
Rapidement sonnés par un but de Niang sur coup de pied arrêté, les Lillois ont alors fait preuve d’un calme... olympien et d’une capacité de réaction phénoménale, étouffant progressivement leurs adversaires, poussés dans les cordes et rapidement à terre. Disciplinés et agressifs, les joueurs de Claude Puel ont su profiter de l’étonnante passivité de l’OM pour inscrire deux buts par Mirallas et porter l’estocade par Makoun, lors d’une seconde période parfaitement maîtrisée.
« On a mal commencé mais on a su se remettre dans le match et imposer notre style », soufflait Obraniak, lucide après le combat. Un style implacable qui a guidé la résurrection du LOSC et qui le porte, ce matin, à un point seulement de la cinquième place. Il est désormais permis de croire à tout, d’autant que les Lillois n’auront franchement rien à perdre lors des quatre dernières rencontres.
Hier soir, ils ont évolué sur un nuage, dans le sillage de Cabaye, que le milieu marseillais a étrangement laissé naviguer entre ses lignes et qui a parfaitement orchestré la révolte. Niang avait inscrit un but assassin (1-0, 13e) dans le dos de Rami et dans le premier quart d’heure, mais une inspiration du numéro 7 lillois pour Makoun, agressif à souhait, a permis à Mirallas d’inscrire son but le plus facile de la saison mais pas le moins important (1-1, 37e). Remis en selle après une demi-heure délicate, les Lillois profitaient de l’apathie des Marseillais pour s’envoler : sur un ballon relâché par Mandanda, Mirallas douchait le Vélodrome, rarement ballotté de la sorte (1-2, 40e). Sclérosé par une animation offensive déficiente, l’OM rentrait au vestiaire groggy.
On attendait des Marseillais dévorés par leur orgueil après la pause, mais ce sont au contraire les Lillois qui continuaient d’imprimer le rythme. Le 4-3-2-1 fonctionnait à merveille, dans le sacrifice et le replacement, et l’OM ne trouvait pas d’issue de secours, malgré quelques tentatives aériennes de Cissé (57e, 64e). Au contraire, Makoun, totalement oublié en plein coeur de la surface marseillaise, achevait le suspense et la « déco » de l’exploit lillois (1-3, 68e). Le Camerounais, en verve, offrait même un ballon de 4-1 à Obraniak mais le gaucher dévissait dans le petit filet (88e).
Les joueurs pouvaient exulter, et s’en aller fêter, dans les entrailles du Vélodrome et la chaleur d’un vestiaire bouillant, ce succès synonyme de nouveaux horizons.
Antoine PLACER
Photos Christophe LEFEBVRE














