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La Voix du Nord - 01 novembre 2005
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Grand stade - Le LOSC est de retour à la table des discussions
Hier, Pierre Mauroy, le président de la communauté urbaine de Lille, a rencontré Michel Seydoux, le président du club nordiste, pour définir « un calendrier accéléré »
Il y a trente ans (le 28 octobre 1975), Pierre Mauroy, maire de Lille, inaugurait Grimonprez-Jooris, « dans la liesse populaire ». Un grand stade pour l’époque pour oublier le vieux Henri-Jooris, sacrifié sur l’autel du canal à grand gabarit. En 1999, Pierre Mauroy, toujours maire de Lille, vendait le LOSC pour une somme qui permettrait aujourd’hui de mettre un toit sur une des maisons à 100 000 E de M. Borloo, mais avec l’assurance que le club disposerait d’un grand stade en 2003. Hier, Pierre Mauroy, président de Lille Métropole communauté urbaine (LMCU), rencontrait Michel Seydoux, président du LOSC, pour discuter du... grand stade, puisque le LOSC est toujours SDF à la fin de l’année 2005.
Pouvait-on prévoir que le dossier connaîtrait pareil feuilleton juridique et se transformerait en écueil politique ? « C’est aussi ça la République », résume le président de LMCU, qui espère une décision du Conseil d’État au printemps. Les supporteurs, eux, ont une idée assez précise de qui ils transformeraient en citrouille pour promesses non tenues. Sur les forums de discussions de supporteurs, on pense d’ailleurs à la manière dont on pourrait asticoter Pierre Mauroy et Martine Aubry si d’aventure ils prenaient place, demain, au Stade de France.


Avec les supporteurs

Fin septembre (avant LOSC - Villareal), c’était Michel Seydoux qui avait profité de la vitrine de la Ligue des champions pour ouvertement critiquer les élus métropolitains. « Un emballement », dit Pierre Mauroy, satisfait de la réunion «  constructive » qu’il vient d’avoir avec le LOSC, « éloignée de tout esprit de polémique ». Qu’en retenir ?
La constitution d’une commission « grand stade », dans laquelle Martine Aubry n’apparaît plus. Présidée par Michèle Demessine, vice-présidente chargée des sports, elle intègre les présidents des sept groupes politiques de LMCU, l’Agence de développement et d’urbanisme, le LOSC et un représentant de supporteurs (Luc Firome, du collectif Un stade et vite). Un calendrier « accéléré » a été établi : deux réunions les 14 et 17  novembre, une autre le 12 décembre, pour étudier les propositions alternatives (Saint-Sauveur, Altadis, Lille Sud, Lomme, Villeneuve-d’Ascq, Ronchin et Lesquin) et n’en retenir qu’une ou deux au début 2006. Elle(s) serai(en)t alors comparée(s) à « GJ II », qui n’est plus une priorité absolue aux yeux du président Mauroy. « Tous les sites sont prioritaires. Nous arrêterons de travailler quand nous aurons un stade. » Une question : pourquoi le LOSC s’est-il engagé dans une onéreuse campagne de « com’ » en septembre pour revenir s’asseoir à la table de Pierre Mauroy un mois plus tard ? On se souvient qu’en juin 2003, Michel Seydoux avait rallié le camp de « GJ II » alors qu’il défendait jusque-là l’idée d’un stade de 60 000 places.

Emmanuel CRAPET Ph. Christophe LEFEBVRE

Le LOSC s’exprime aujour-d’hui sur le grand stade.

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