La Voix du Nord - 02 novembre 2005 |
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Avenir - « Un stade dans trois ans »
Le président lillois a livré hier un échéancier
PARIS. – Les dirigeants lillois se font bien à la communication parisienne. Vingt-quatre heures après la réunion à Lille entre Michel Seydoux et Pierre Mauroy, le président de la communauté urbaine, et le communiqué officiel de LMCU, c’est le président lillois qui a pris la parole, hier au Stade de France.Un mois après sa campagne agressive dans les locaux de Publicis, le président Seydoux s’est satisfait d’avoir enfin réussi à débloquer la situation du Grand Stade, avec l’émergence d’un calendrier « à marche forcée » pour le choix du site et du futur stade. C’est nouveau.
« C’était la condition sine qua none à la participation du LOSC à la commission Grand Stade (1) », martela Michel Seydoux. L’ambition ? « Un stade opérationnel dans trois ans. Il n’y a plus de pensée unique du style, "Grimonprez-Jooris ou rien". Notre action de communication a replacé le stade au coeur des enjeux métropolitains, avec sept sites dans la balance. »
Un stade de 50 000 places ?
L’échéancier est volontairement raccourci : le 14 novembre, création officielle de la commission, le 25, communication publique des sites retenus et le 12 décembre, sélection du site le plus approprié. En février 2006, le conseil de Communauté de rentrée sera l’occasion de valider la livraison de l’étude économique du projet, et de le soumettre aux votes des élus communautaires.
C’est-à-dire avant d’entrevoir le plus petit bout d’un avis favorable ou non du Conseil d’État concernant GJ II, attendu pour le printemps 2006. « Depuis juin, on a perdu trois mois, glisse Seydoux. Ce calendrier est donc une avancée considérable. » Dans son projet, le club lillois a étudié plusieurs hypothèses : celle, par exemple, d’adjoindre au nouveau stade un Palais des sports, qui pourrait profiter à d’autres disciplines. « On n’a pas voulu être égoïstes, souffle Seydoux. Si le site retenu dispose d’un espace important, pourquoi ne pas profiter de l’aspiration ? » Mais c’est surtout sur la capacité de la future enceinte que Michel Seydoux s’est montré le plus ambitieux. « On veut un stade qui puisse accueillir des finales, l’équipe de France, et qui soit donc à la hauteur des exigences européennes. Pour cela, il faut 50 000 places, pour qu’il puisse fonctionner à 45 000 en mode opérationnel. » La machine s’emballe. « On est sortis du ghetto », lance le président lillois.
A. P.
1. – Voir notre édition du 1er novembre.
1. – Voir notre édition du 1















