La Voix du Nord - 13 décembre 2005 |
![]() |
Lille - Lesquin d’abord, la Borne de l’espoir et Lille Sud ensuite
La commission Grand Stade s’est réunie, hier, pour définir trois sites alternatifs à Grimonprez-Jooris II
Saint-sauveur, Altadis, Lomme, Villeneuve-d’Ascq… Autant d’endroits avancés comme des alternatives à Grimonprez-Jooris II et déjà examinés par la commission Grand Stade, chargée de trouver un port d’attache au LOSC si le Conseil d’État refusait l’extension de son stade actuel.
Nouvel épisode, hier après-midi. Quatre nouveaux sites à étudier mais surtout l’obligation de n’en retenir que trois à la fin. Une short list , qui ne pouvait évidemment pas faire l’unanimité tant les avis étaient partagés, mais qui a le mérite de respecter le calendrier défini par Pierre Mauroy pour que les dirigeants lillois reviennent à la table des discussions.
Partant du principe que le moyen le plus rapide pour que le club de Michel Seydoux ait un stade digne de ce nom est de le construire, essentiellement, sur des fonds privés, pas étonnant qu’on ait d’abord retenu le site de Lesquin. Même s’il est arrivé très tard parmi les propositions, il permet en effet, par sa superficie, un développement économique plus important que partout ailleurs. Ici le partenariat public/privé (PPP) prend tout son sens. Le choix d’un stade à proximité de l’aéroport, quand il aura réglé ses problèmes d’accès par les transports en commun, apparaît aujourd’hui pour LMCU (Lille Métropole communauté urbaine) comme le moyen de sortir grandi d’une longue période de flottement. Il offrira en outre à la métropole lilloise une belle entrée en venant de l’autoroute A1.
Lille Sud : un choix politique ?
Deuxième site retenu : la Borne de l’espoir (Lezennes). Un espace de 25 ha qui permet aussi d’imaginer une zone économique, moins grande qu’à Lesquin évidemment, mais qui présente l’avantage de disposer d’accès déjà existants.
Dernier site adoubé par la commission présidée par Michèle Demessine, vice-présidente de LMCU : Lille Sud. Un choix éminemment politique que celui-là. Il permet de ne pas complètement écarter des débats la capitale des Flandres et son maire Martine Aubry. Il compléterait également de belle manière le développement urbain du quartier, dans lequel 480 millions d’euros ont déjà été injectés via l’ANRU (l’Agence nationale pour la rénovation urbaine chère à Jean-Louis Borloo).
Mais il semble d’ores et déjà plombé par les coûts de réalisation qu’il est susceptible d’entraîner avec la couverture du périphérique. Beau projet que celui-là, mais n’a-t-il pas une dizaine d’années de retard ? C’est le genre d’endroit où l’on aurait assurément pu construire un grand stade de foot quand la France a accueilli la Coupe du monde, mais on se souvient qu’à ce moment-là le ballon rond n’est pas encore une priorité pour la métropole.
Nouvel épisode, hier après-midi. Quatre nouveaux sites à étudier mais surtout l’obligation de n’en retenir que trois à la fin. Une short list , qui ne pouvait évidemment pas faire l’unanimité tant les avis étaient partagés, mais qui a le mérite de respecter le calendrier défini par Pierre Mauroy pour que les dirigeants lillois reviennent à la table des discussions.
Partant du principe que le moyen le plus rapide pour que le club de Michel Seydoux ait un stade digne de ce nom est de le construire, essentiellement, sur des fonds privés, pas étonnant qu’on ait d’abord retenu le site de Lesquin. Même s’il est arrivé très tard parmi les propositions, il permet en effet, par sa superficie, un développement économique plus important que partout ailleurs. Ici le partenariat public/privé (PPP) prend tout son sens. Le choix d’un stade à proximité de l’aéroport, quand il aura réglé ses problèmes d’accès par les transports en commun, apparaît aujourd’hui pour LMCU (Lille Métropole communauté urbaine) comme le moyen de sortir grandi d’une longue période de flottement. Il offrira en outre à la métropole lilloise une belle entrée en venant de l’autoroute A1.
Lille Sud : un choix politique ?
Deuxième site retenu : la Borne de l’espoir (Lezennes). Un espace de 25 ha qui permet aussi d’imaginer une zone économique, moins grande qu’à Lesquin évidemment, mais qui présente l’avantage de disposer d’accès déjà existants.
Dernier site adoubé par la commission présidée par Michèle Demessine, vice-présidente de LMCU : Lille Sud. Un choix éminemment politique que celui-là. Il permet de ne pas complètement écarter des débats la capitale des Flandres et son maire Martine Aubry. Il compléterait également de belle manière le développement urbain du quartier, dans lequel 480 millions d’euros ont déjà été injectés via l’ANRU (l’Agence nationale pour la rénovation urbaine chère à Jean-Louis Borloo).
Mais il semble d’ores et déjà plombé par les coûts de réalisation qu’il est susceptible d’entraîner avec la couverture du périphérique. Beau projet que celui-là, mais n’a-t-il pas une dizaine d’années de retard ? C’est le genre d’endroit où l’on aurait assurément pu construire un grand stade de foot quand la France a accueilli la Coupe du monde, mais on se souvient qu’à ce moment-là le ballon rond n’est pas encore une priorité pour la métropole.
Emmanuel CRAPET
– Le 16 décembre, Michèle Demessine présente aux élus de la communauté urbaine de Lille les trois sites retenus par la commission. Le 21, le conseil d’État rendra sa décision quant à la pertinence juridique de Grimonprez-Jooris II. Le 18 janvier, la commission Grand Stade visite l’Arena d’Amsterdam. Le 20, elle auditionne la CCI de Lille et se positionne sur le choix d’un seul site susceptible d’accueillir le stade du LOSC.
– Le 16 décembre, Michèle Demessine présente aux élus de la communauté urbaine de Lille les trois sites retenus par la commission. Le 21, le conseil d’État rendra sa décision quant à la pertinence juridique de Grimonprez-Jooris II. Le 18 janvier, la commission Grand Stade visite l’Arena d’Amsterdam. Le 20, elle auditionne la CCI de Lille et se positionne sur le choix d’un seul site susceptible d’accueillir le stade du LOSC.















