L'actualité sportive :
du :
 
La Voix du Nord - 9 février 2006
Imprimer l'article
Borne de l'Espoir : à leur avis...
OUI, MAIS

René Vandierendonck, maire de Roubaix. –    C’est un «  oui mais...  » qu’accorde René Vandierendonck au projet à cheval sur Villeneuve et Lezennes. «  J’ai soutenu la position du maire de Lille sur Grimonprez-Jooris II jusqu’au bout.  Désormais, il s’agit de trouver le meilleur emplacement, sans que cette décision provoque des dégâts collatéraux en terme d’aménagement ou d’urbanisme commercial.  Il faut également respecter des délais raisonnables.  C’est pour cela que je suis favorable à une implantation sur le seul site dont Lille-Métropole est propriétaire, à Lezennes.  Maintenant, je suis tout à fait opposé à un partenariat public-privé sur un stade de 50 000 places, mais partisan d’un respect de la jauge initiale à 30 000 places, dans le cadre d’un projet totalement public.  C’est la meilleure solution pour que les choses avancent vite.   »

Jean-Pierre Balduyck, maire de Tourcoing. –  Le Grand Stade à Lesquin, «   oui   », mais à une condition : qu’on ne risque pas de nuire aux deux projets d’importance qui touchent sa ville : Altaréa dans le centre et le pôle ameublement de la zone du Petit-Menin.   « L’accord n’est valable que si l’on maintient les équilibres actuels des implantations économiques dans la métropole   », lance le maire PS de Tourcoing. « Bruno Bonduelle a eu la sagesse d’indiquer très clairement qu’il n’y aurait pas de pôle meubles à Lesquin ,  ajoute-t-il.    De toute façon, je ne voterai pas le projet tant que je ne saurai pas qui est le partenaire privé et ce qu’il compte faire ».  Voilà qui a le mérite d’être clair.

Marc Godefroy, maire de Lezennes. –    «  Je n’entends pas réagir sur le registre du village assiégé.  La première préoccupation de notre commune est de prolonger la dimension  "nature, loisirs, environnement" que ce site, et surtout ses alentours, revêtent spontanément aujourd’hui au coeur de l’agglomération.  Nous serons particulièrement attentifs aux retombées économiques et environnementales du stade.  Par ailleurs, le partenariat public-privé ne doit pas conduire à un urbanisme titanesque auprès du centre commercial déjà le plus important de la métropole, ni déséquilibrer le projet métropolitain.  Enfin, le plan de desserte et de circulation devra être entièrement réanalysé et adapté pour autoriser le fonctionnement harmonieux d’un tel projet dans un environnement déjà saturé.   »


POUR

Jean-Michel Stievenard, maire de Villeneuve-d’Ascq. –    «  De manière inexorable, se construit sur la Borne de lEspoir un ensemble de loisirs cohérent, dont le stade pourrait être un élément supplémentaire.  Je ne suis pas demandeur, mais je me dis, dans le fond, pourquoi pas ?  Il faudra sans doute élargir la circulation sur la route départementale 146 (boulevard de Tournai), puis assurer une liaison piétonnière avec le campus par une passerelle au-dessus de la RN 227.  Pour le développement économique, je suis prêt à prolonger la mission de la SAEM de la Haute-Borne  (dont le maire de Villeneuve-d’Ascq est président, NDLR).   On peut très bien faire des bureaux, des hôtels...  Il y a là un beau projet, une zone de développement économique à révéler.  Cela dit, attention : si c’est pour mettre des supermarchés ou des immenses surfaces commerciales, cela me semble un peu surprenant.  Nous faisons déjà l’objet d’un recours préfectoral pour 15 000 m² de surfaces dédiées exclusivement aux ommerces de loisirs, à côté du cinéma.  Alors pour 35 000 m², voire plus, cela paraît impensable.  »

Rudy Elegeest, maire de Mons-en-Baroeul et président du groupe APM à la communauté urbaine. –    «  Villeneuve-d’Ascq est la solution la plus raisonnable en termes de coût et de délais.  C’est moins porteur d’une vision que Lesquin, mais il y a moins d’incertitudes.  Mon groupe a exclu dès le départ Lille-Sud, qui est un objet de fracture plutôt qu’un élément de "couture urbaine".  Maintenant, nous choisissons plutôt Villeneuve-d’Ascq.  Formons le voeu que les élus arrivent en séance publique à trouver une solution consensuelle.  Je plaide pour l’unanimité.  »

Marc Delgrange, élu communautaire PCF et conseiller municipal. –    «  La Borne de lEspoir est la solution la moins mauvaise des trois.  Le terrain appartient à la communauté urbaine de Lille.  Il ne faudra expulser personne.  De plus, Villeneuve-d’Ascq est équipée en transports en commun.  Par ailleurs, le stade, installé sur ce site, ne créera pas de nouvelle zone commerciale contrairement à Lesquin.  Cela ne déséquilibrera pas l’économie du secteur.  Mais le gros problème à résoudre reste le flux de la circulation.  D’autant que le stade n’aura pas pour unique vocation d’accueillir vingt matchs par an : il y aura aussi des concerts la semaine.  Il va falloir penser à des accès depuis l’autoroute.  Le second inconvénient, c’est les catiches.  Mais avec des moyens financiers, il peut être résolu.  »

NE SE PRONONCE PAS  

Christian Decocq, député (UMP) de la 3e circonscription du Nord. –   «  Je suis très ouvert sur le sujet du Grand Stade mais je ne m’exprimerai pas car le débat ne doit pas être parasité par des jugements à l’emporte-pièce.  Il faut que ce débat se déroule dans la sérénité.  Toutes les problématiques de chaque site doivent être étudiées en profondeur.  Il faut une majorité des deux tiers pour que le vote soit entériné, soit 114 voix.  Chaque voix va donc peser lourd le jour du vote.  Le site de la
Borne delEspoir est un bon site et a des arguments à faire valoir, comme les autres sites candidats.  »
        
Nos autres sites :