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La Voix du Nord - 17 mars 2006
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«On n'a pas le droit de se tromper»
Michelle Demessine, lors de sa visite à l’ArenA d’Amsterdam en janvier avec la commission Grand stade
Cinq mois de travail, du 17 novembre au 17 mars.  Une commission hétéroclite rassemblant les groupes politiques de LMCU, les dirigeants du LOSC et même un représentant des supporters.  Résultat : trois sites retenus sur neufs envisagés au départ.

Que retenez-vous de ces cinq mois de travail au sein de la commission Grand Stade?
«  C’est une belle opération, très fructueuse par rapport au défi que nous avions à relever.  Il fallait aller le plus vite possible mais sans précipitation.   »

Quel était le climat qui a entouré les débats ?
«  Nous avons cherché à être objectifs et ne pas virer dans le débat irrationnel.  Nous avons pris le temps d’échanger.  En tant que présidente de la commission, je me suis attachée à être très rigoureuse à la forme des déb ats.  Ce qui a permis d’avancer, ce sont les données techniques très précises que nous avions à notre disposition.   »

Un stade est un enjeu de taille ?
«  Un équipement comme celui-là est un des grands projets de la communauté urbaine pour les prochaines années.  On n’a pas le droit de se tromper.  »

Quels sont les critères mis en avant pour la sélection des sites ?
«  Un stade, c’est un site et des accès.  Il fallait choisir des endroits où l’on pouvait construire une enceinte de 40 à 50 000 places et démontrer techniquement que c’était possible.  Le site doit permettre une grande ambition, même si on construit dessus un petit stade.  »

Vous êtes-vous penchés sur les coûts de construction ?
«  Ça viendra dans un second temps.  Nous nous sommes concentrés sur les coûts annexes.  Le 17 mars  (aujourd’hui) , nous choisissons le site, pas le stade qui s’y implantera.  »

Où en est-on ?
«  Les élus communautaires ont les outils entre leurs mains pour prendre une décision.  »

Pourquoi retenir trois sites ?
«  Les présidents de groupes n’ont pas souhaité trancher entre la Borne de lEspoir, Lesquin et Lille-Sud  (Pierre Mauroy l’a fait, puisque la délibération proposée au vote aujourd’hui fait référence à un grand stade sur la Borne de lEspoir, NDLR). »

Pourquoi la Borne de lEspoir se dégage-t-elle ?
«  Le site répond aux critères d’espace, d’accessibilité, de rapidité et d’impact sur l’environnement.  »

Il a un moment été présenté comme un choix par défaut.  On lui reprochait la difficulté d’y associer des partenaires privés à cause de la proximité d’Auchan V2.
«  Je ne pense pas que la Borne de lEspoir soit un site par défaut.  Et puis, soyons inventifs.  Nous pouvons y développer par exemple des espaces de loisirs et de détente … »

La droite qui soutient Lesquin, la gauche qui se positionne sur la Borne de lEspoir: le raccourci est-il bon ?
 «  Nous n’avons eu que des débats de fond.  Il n’y a pas eu de querelles politiques au sein de la commission.  »

 Si la Borne de l’Espoir est retenue par les élus communautaires, il y aura deux stades à Villeneuve-d’Ascq.
«  Le Stadium, quand il sera réaménagé, pourrait être ouvert à d’autres disciplines que le football.  »

Le travail de la commission est-il terminé ?
«  Son travail s’est arrêté le 27 février, date de la dernière réunion, pour laisser le temps du politique et des discussions au sein des différents groupes représentés à LMCU.  Elle reprendra ses activités après.  »

La suite du calendrier ?
«  La prochaine étape est l’ouverture d’appel à projets en septembre.  »

Emmanuel CRAPET
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