La Voix du Nord - 11/10/2006 |
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Michel Seydoux à la recherche du temps perdu
Michel Seydoux a évoqué, hier dans un salon privé de L’Hermitage Gantois, la réunion de la communauté urbaine de Lille, vendredi, dont la mission sera de définir le « cahier des charges » du futur grand stade. Le président lillois caresse deux espoirs : que ses aspirations à un équipement ultramoderne soient validées, et que le rythme s’accélère.PAR ANTOINE PLACER
sports@lavoixdunord.fr PHOTO MAX ROSEREAU
« Nous avons manqué 2002, ne manquons pas 2009 ! ». Michel Seydoux est impatient. Depuis que le dossier Grimonprez-Jooris II est mort et enterré et que LMCU a opté pour un nouveau site, à cheval sur Lezennes et Villeneuve-d’Ascq, le président lillois n’attend qu’une seule chose : ce fameux conseil de communauté du 13 octobre, et le vote des grandes lignes du projet.
Les desiderata des dirigeants n’ont pas varié : ils souhaitent un équipement multifonctionnel (sport, concerts, spectacles…), d’une capacité de 55 000 places couvert par un toit et muni d’une pelouse rétractable. « C’est un outil indispensable pour la Métropole lilloise, explique le président du LOSC. L’ambition doit prévaloir pour rattraper le temps perdu. Tout autre équipement ne serait réservé qu’au foot, et ne la jouerait donc pas “collectif” dans la région. » « La jauge d’utilisation du stade peut varier de 20 à 70 manifestations par an en fonction de ce qui va être décidé, enchaîne-t-il. Plus le programme fonctionnel qui va être établi sera précis et ambitieux, plus on pourra bénéficier d’un rapport qualité/prix important. » Afin de « gommer le dernier doute », comme ils le disent eux-mêmes, les dirigeants enfoncent le clou de leurs convictions. Ils louent le « retour sur investissement » d’un tel outil pour l’économie locale, et agitent un chiffre imparable : sur les dix dernières années, aucune métropole de cette taille en Europe n’a bâti un équipement de moins de 50 000 places. « Là, personne ne comprendrait notre choix et tout le monde se moquerait de nous », souligne Xavier Thuilot, le président délégué. L’échéancier ? Toujours l’horizon 2009 : « Le 31 décembre 2009 me va bien, on gagne un an sur le 31 décembre 2010… »
Pas de menaces, mais presque
Vendredi, les élus seront amenés à valider le mode de financement du stade, un partenariat public-privé (PPP) qui suppose une « convention d’occupation » des lieux par le LOSC sur trente ans. Michel Seydoux a accepté de lever un coin du voile sur le « loyer » : « Le LOSC sera un partenaire réel. Je sais que vous aimez bien les chiffres alors je vous en donne un : notre contribution est difficile à estimer mais si l’outil est celui que l’on espère, on peut imaginer aller jusqu’à 3 ME par an, ce qui représente un total de 90 ME. » Un an après les menaces de « décisions irréversibles » qui avaient accompagné le projet GJII, les dirigeants n’ont pour l’instant pas recours aux menaces. Ou presque. « On est restés silencieux jusqu’ici, mais on n’est pas absents du débat. Et si les décisions devaient être défavorables, nous prendrions à nouveau part aux débats, différents et variés, électoraux par exemple… »















