La Voix du Nord - 14/10/2006 |
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Grand Stade : rendez-vous dans un mois
Le conseil de la communauté urbaine de Lille (LMCU) a acté hier en fin d’après-midi le principe d’un stade « cinq étoiles UEFA », une enceinte couverte multifonctionnelle d’une capacité de 50 000 places, sans toutefois le valider. Techniquement, les élus devront voter et valider définitivement les orientations dans un mois, lors du conseil du 17 novembre.Il était déjà 21 h, hier soir, quand les élus se sont penchés sur le dossier du Grand Stade, en conclusion de la séance plénière du conseil de communauté. Pierre Mauroy, président de LMCU, a d’emblée affiché la couleur : « Ce n’est pas ce soir que nous prendrons toutes les décisions , prévint-il en s’adressant aux élus et aux médias. Ce soir, nous allons vous donner un maximum d’informations. » En préambule, Michèle Demessine, présidente de la commission Grand Stade, avait esquissé les contours du projet en appuyant la carte de l’ambition : un stade multifonctionnel (ouverts à d’autres spectacles), dont la jauge doit atteindre les 50 000 places, avec couverture et pelouse rétractable. Un équipement dont se dotent, précisa M
Satisfaction générale
Mais si l’ambition a semblé recueillir un large consensus, hier, les élus se sont également félicités du délai d’un mois que le conseil a décidé de s’octroyer, alors que Michel Seydoux, de son côté, aurait souhaité gagner du temps. « Nous sommes satisfaits de la méthode, souligna Marc-Philippe Daubresse, vice-président de LMCU. Il ne fallait pas voter cette délibération ce soir. On en a dessiné le décor et les contours, mais il faut du temps pour appréhender la complexité d’un projet “PPP”. » Car le partenariat public - privé, option retenue pour le financement des 230 millions d’euros nécessaires à la réalisation du projet, est une première pour ce type d’équipement. Et elle représente forcément une inconnue à approfondir. Mais en saisissant hier la commission consultative des services publics locaux, le conseil de communauté en a au moins accepté l’éventualité.
Tout en rappelant, par la voix de Pierre Mauroy, l’importance des discussions d’ici au 17 novembre avec les dirigeants lillois sur leur participation future. Michel Seydoux avait évoqué 3 millions d’euros annuels sur trente ans, le président de LMCU a insisté sur la possibilité de voir se chiffre grimper encore un peu en cas de réussite sportive.
À la sortie de ces débats, les dirigeants lillois semblaient plutôt satisfaits, malgré le report du vote officiel. « La direction est bonne, même si on trouve dommage qu’il n’y ait pas eu de vote, a expliqué Xavier Thuilot, président délégué du LOSC. Maintenant, il va falloir beaucoup travailler pendant quatre semaines. On sent qu’il y a une curiosité et une nécessité de pédagogie sur le “PPP”. Mais on comprend que s’engager dans cette logique d’entreprise puisse interpeller des élus en charge de questions publiques. » t
ANTOINE PLACER
PHOTO KARINE DELMAS














