L'actualité sportive :
du :
 
La Voix du Nord - 06/05/2007
Imprimer l'article
BASKET-BALL
Les Villeneuvoises ont regardé les championnes dans les yeux
 Tatum Brown a donné le change à Emmeline Ndongue, mais la Berruyère a fait mal hier à l’ESBVA. En dépit d’une fébrilité perceptible en début de match, l’ESBVA-LM n’a pas raté la première demi-finale de son histoire, hier au Palacium. Elle a au contraire rendu le match difficile à Bourges qui rentre avec un maigre pécule de deux points. De quoi au moins jouer sa chance à fond mercredi en Berry même si le Prado ne se livre pas facilement.

PAR SANDRINE ARRESTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS STÉPHANE MORTAGNE


Pression d’un enjeu inédit ? Il fallut deux bonnes minutes aux Villeneuvoises pour commencer à se libérer (2-7, 3e), dans la foulée d’un temps mort opportun, rapidement pris par Abdou N’Diaye. Le coach villeneuvois avait bien flairé la fébrilité de ses joueuses : « Je leur ai dit, "on est chez nous, lâchez-vous, osez !" ». « On avait un peu de pression, la peur au ventre. C’est quand même une demi-finale, ça peut se comprendre. Ce temps mort nous a fait du bien », convient Bintou Dieme.


Secouées, ébrouées, les Villeneuvoises s’accrochèrent alors aux basques berruyères dans le sillage de Tatum Brown, qui enfila six points d’affilée (8-11, 5 e). Surtout, l’ESBVA s’attela aux tâches défensives, défiant presque constamment le champion, qui attendait plutôt de longues séquences de zone, en « fille à fille ». Dressée sur ses ergots, elle n’octroya ainsi que deux paniers en sept minutes à des Berruyères déstabilisées (8-15, 6e ; 24-19, 13e). Privées de l’agressivité d’une Fati Sacko plombée par les fautes (4 dès la 26e), faute de taille et de poids dans la raquette aussi, les Villeneuvoises peinèrent toutefois à stopper les intérieures berruyères, Sonja Kireta (10 points dans le 2e quart-temps) puis Emmeline Ndongue.


Cela ne les empêcha toutefois pas de se lâcher vraiment après la mi-temps. Début d’un mano a mano intense (45-46, 28e). Villeneuve lutta, s’arcbouta sur sa défense qui n’autorisa que 11 points à Bourges dans le troisième round. L’attaque berruyère, il est vrai privée de son maître à jouer, Céline Dumerc, que son entorse à la cheville pourrait aussi contraindre à regarder le retour mercredi depuis le banc, bredouillait.


L’ESBVA, elle, se nourrit de quelques courses bienvenues. Elle gonfla un peu son pécule (53-47, 32e). Mais, en l’absence pénalisante de Géraldine Robert, elle ne parvint pas à donner le petit coup de rein, le supplément de gnac pour enfoncer le clou. Il faut dire aussi qu’Emmeline Ndongue s’y refusa obstinément. Ses piques, associés à une étonnante faute technique échue à Drljaca, fondèrent un 9-0 berruyer (55-51, 34e ; 55-60, 37 e).

Les premiers points d’Iveta Marcauskaite permirent alors à Villeneuve d’égaliser (60-60, 39e). Mais un panier à trois points de Maltsi, le deuxième seulement de Bourges, et des lancers ratés scellèrent le sort de la rencontre (63-60). « Ça laisse un sentiment de frustration, conclut Bintou Dieme, ce soir, on pouvait gagner ; mais ça ne veut pas dire que c’est foutu. Là bas, on se battra. »  •
 

Nos autres sites :