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La Voix des Sports - 22/10/2007
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Calais veut faire taire ses détracteurs
Le Côte d’Opale Basket avait donné bien des promesses, la saison dernière. Tout du moins avant Noël. Cyril Sicsic raconte : «  Avant la trêve hivernale, nous avions obtenu cinq victoires sur les huit matches disputés. La suite n’a été qu’une longue dégringolade, puisque nous avons perdu toutes les rencontres pour finir à la 13e place. » L’entraîneur calaisien reconnaît maintenant qu’il y avait eu tromperie sur les étrangères : « Nous nous sommes fourvoyés en enrôlant Paige et Margevuicite, et cela a pesé lourd dans la balance.
 » Autant dire que le staff technique calaisien, durant l’intersaison, s’est attaché à ne plus reproduire les mêmes erreurs, comme le reconnaît Cyril Sicsic  : « Nous n’avons engagé que des filles que nous connaissions bien, comme l’Américaine Hardy, qui évoluait auparavant dans un club niçois que je connais bien, ou d’autres qui présentaient un sérieux cursus, comme l’internationale hongroise Czaszar, qui militait à Irun, 4e de la dernière Liga espagnole. » Les matches de préparation, pour l’heure, ont conforté l’entraîneur maritime dans ses choix : « Malgré un retard dans notre préparation, en raison des arrivées tardives des étrangères, mon équipe a déjà prouvé qu’elle avait une grosse identité sur le plan de la combativité et du jeu défensif. A mon avis, c’est ce qui prime pour constituer une équipe compétitive. » Fort de ce constat, l’entraîneur du COB entend faire mentir les détracteurs : « Notre objectif est de terminer entre la 8e et 10 e place au terme de la phase initiale, et de prouver que les journaux spécialisés dans le basket, qui nous placent tous à la 14e place, se sont mis le doigt dans l’oeil. Mais pour ce faire, il est évident, que nous devrons jouer chaque match de la 1re à la 40e minute. Une rigueur qui nous a fait grandement défaut lors du dernier exercice. » Pour ce qui est de la santé financière calaisienne, l’entraîneur sait qu’il peut désormais travailler dans la sérénité : « En deux ans, Philippe Scy, notre président, a remis notre club sur les bons rails. Le COB n’est pas riche, mais il est sain. Nous ne naviguons plus en eaux troubles et c’est plus facile de travailler dans ces conditions. » Quant au premier match, face à Bourges, le week-end prochain à Paris, Cyril Sicsic ne joue pas profil bas : « Si mon équipe ne prend pas l’Open comme une grande kermesse, ce qui avait été le cas il y a un an face à l’USVO, c’est dans la capitale qu’elle pourra battre le club berruyer. Ce jour-là et pas un autre ! »
Yves-Marie CHOPART

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