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La Voix du Nord - 26/10/2007
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La Ligue féminine repart avec son axe fort au Nord
BASKET-BALL
 La saison passée s’est soldée sur un septième titre de l’USVO, après 13 finales en 14 ans! Ce week-end, l’Open de la Ligue lancera la saison féminine à Paris. Avec l’USVO, championne de France qui a tout changé, la progression régulière de Villeneuve-d’Ascq et trois « petits », Calais, Arras et Saint-Amand, pleins d’envie, le Nord reste au coeur du championnat.

PAR SANDRINE ARRESTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO DIDIER CRASNAULT


La dérive du basket féminin vers l’Est continue. Depuis quelques saisons, les clubs russes notamment appâtent les meilleures étrangères et les internationales jusqu’aux plus jeunes comme Sandrine Gruda (20 ans), joyau parti à Ekaterinbourg. Longtemps meilleur championnat d’Europe, la Ligue souffre de cet exode. Mais, au contraire d’une Pro A dévalorisée, elle résiste.

En témoigne la vitalité de son Open, bien dans ses meubles de Coubertin où 3 500 des 3 800 places ont déjà trouvé preneur, demain comme dimanche. À défaut d’étoiles, huit des douze Bleues de l’Euro animent toujours un championnat qui, malgré un maillage géographique déséquilibré, s’est densifié et reste relevé, solide sur ses places fortes.
En mai, Valenciennes a récupéré son bien des griffes de Bourges. Son septième sceptre au bout de sa 13e finale en 14 ans !
Et ce n’est pas parce qu’elle a tout chamboulé (staff + 8 recrues), après le départ de l’emblématique Laurent Buffard que l’USVO a abdiqué ses ambitions.
Hervé Coudray a fait ses preuves à Mondeville. Son effectif, alliage de jeunes potentiels et de joueuses marquées par la culture américaine, paraît bien carrossé. Reste à en faire une équipe. « La star, ce n’est pas une joueuse mais l’équipe », insiste d’ailleurs le nouvel entraîneur, adepte d’un basket athlétique et rapide.
« On tourne une nouvelle page, le challenge est important mais notre ambition est inchangée : rester au plus haut niveau avec une méthode différente », expose le président Lecoq, prochaine augmentation de capital à l’appui.
Malgré les nuages, des clubs continuent de monter en puissance pour bousculer les favoris, que restent Bourges, tout en vécu et expérience, et l’USVO.
Fort d’un vrai soutien politique, le riche Montpellier (1,9 ME) a rapatrié Daley (MVP étrangère 2005) et envie de briller. Moins clinquante mais troisième et tombée les armes à la main en demi-finale la saison dernière, l’ESBVA-LM pousse également. «  Le titre, on en rêve », lance Abdou N’Diaye.
Pas de fanfaronnade dans les propos du coach villeneuvois, pas même un objectif, juste l’ambition légitime d’un club bien grandi qui a encore de la marge. Éprouvé, son effectif s’est renforcé d’une 9e joueuse, indispensable pour lutter sur tous les fronts, dont celui, inédit, ouvert en Euroligue. Gérer l’intensité de la grande Coupe d’Europe couplée aux joies domestiques, sans folies en matière de recrutement, voilà le défi de la saison. « L’Euroligue, c’est l’inconnue, convient N’Diaye.
Mais on ne se situe pas par rapport à Bourges ou VO. On n’a pas les mêmes moyens. Il faut continuer notre chemin sans relâche en affichant notre identité avec nos possibilités. »  •
 
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