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La Voix du Nord - 06/12/2007
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Euroligue : le courage n’a pas suffi à emmener l’USVO dans les étoiles
BASKET-BALL
 La Moscovite Diana Taurasi, basketteuse de l’année 2006, déborde Amélie Pochet. « À coeur vaillant rien d’impossible », assurait la devise édictée par Hervé Coudray sur le planning hebdomadaire de VO. Hier, pour les Valenciennoises, face au champion d’Europe, ça l’a pourtant été. Secouées par les stars du Spartak Moscou pendant un quart d’heure, elles ont ensuite lutté pied à pied avec leurs armes, coeur, collectif et solidarité défensive.

PAR SANDRINE ARRESTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO DIDIER CRASNAULT
Il y a vraiment un monde entre les équipes russes et les autres. Le CSKA l’avait cruellement montré aux Villeneuvoises il y a quinze jours (99-48).

Hier, c’est le Spartak, autre richissime club moscovite qui l’a martelé au Hainaut. La leçon a cependant été nettement moins rude pour l’USVO qui a eu le mérite de ne pas regarder les superstars, au jeu pour le moment moins fluide que celui du CSKA, bouche bée et de jouer son jeu. « Je ne suis pas hyper mécontent de mon équipe, on a fait un bon match, estime Herbé Coudray, mais il n’y avait pas besoin du match pour mesurer la différence, il suffit de voir toutes les stars en face. Mais on a été capables de leur poser des problèmes et on a montré qu’on savait un peu jouer au basket et ensemble », souligne encore le coach.
Les Valenciennoises apparurent en effet décidées à jouer leur chance (11-12, 5e). Mais pour avoir trop raté de tirs et effectué, aussi, de mauvais choix, notamment Émilie Gomis, pas dans son meilleur soir, elles furent rapidement distancées par des Russes implacables au rebond, sèches en défense et d’une efficacité rare en attaque. Fabuleux duo Jackson - Taurasi… Championne olympique et WNBA, entre autres, l’ailière américaine rentra 13 points à 5/5 comme à la parade dans le premier quart-temps… Les filles du dérangeant Shabtaï Kalmanovicius – président qui bécote ses filles, pratique déjà en vigueur du temps où son jouet s’appelait Ekaterinbourg – prirent leurs aises (14-26, 9e). Et comme le Spartak a double de talent à tous les postes, la paire intérieure Matovic - Shchegoleva fit également des ravages, avant que le retour de Lauren Jackson, reine des championnes du monde australiennes, n’impulse un 12-0 (25-36, 12e ; 25-48, 15e).
Malgré tout, l’USVO se refusa à constater les dégâts. Cabrée sur sa défense, elle stoppa les Russes, intercepta à tout-va et forte de l’adresse à trois points de Gomis et Sabrina Reghaissia limita la casse (35-49, 18e). Gêné aux entournures et au rebond, repoussé en périphérie, le Spartak compta alors sur la patte extérieure de Jackson et de la fantastique Taurasi puis sur l’impact du pivot serbe Matovic, pour maintenir un écart «  raisonnable ». Les efforts de Nicole Ohlde, le culot des jeunes Aubert et Michel, et l’abnégation de toutes ne purent que le limiter (70-84, 37e ). •
USVO - SPARTAK MOSCOU : 70-91 (20-30, 40-54, 56-78).
2 400 spectateurs environ.
– USVO : Zara 9, Gomis 11, Bade 11, Cserny 6, Ohlde 15 puis Pochet 3, Reghaissia 12, Koehn, Aubert, Michel 3, Tahane – MOSCOU : Bird 2, Karpunina 2, Taurasi 22, Thompson 12, Jackson 20 puis Matovic 17, Shchegoleva 12, Fonseca 4, Demagina.

 
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