La Voix des Sports - 14/05/2007 |
![]() |
L’USVO a enfin retrouvé le sourire !
Finale de la Coupe de France féminine
Paris. – Des filles qui s’étreignent, larmes essuyées d’un revers de main, un coach les bras levés, des « Merci VO » qui descendent des tribunes de Bercy, la photo avec le trophée… Scènes classiques de liesse. Des images presque oubliées à l’USVO qui a mis fin, hier, à deux années de disette. Appelée à se disperser dans une semaine au plus tard, cette équipe aura au moins le souvenir d’une Coupe de France en partage.
« On a tellement galéré dans le passé que je profite du moment, sourit Sandrine Gruda, dont c’est le tout premier titre. Je ne pense pas à après. Même si ce n’est qu’une Coupe de France, je savoure la victoire. » « Ce titre, qui est une récompense du travail fourni, fait du bien à tout le monde, au club, aux joueuses, aux supporteurs, ajoute Laurent Buffard. Avant de partir, il était nécessaire. » Revanchardes après le tournoi de la Fédération, cédé à Bourges il y a un mois, les Valenciennoises ont montré qu’elles savaient encore gagner et mis, au passage, un bon coup sur la tête de leurs rivales berruyères qu’elles retrouveront pour la finale du championnat dès mercredi au Prado.
L’absence de Dumerc, mais aussi de Hall, a évidemment pesé côté berruyer. Mais, elle aussi vite privée d’Emmanuelle Hermouet (3e), l’USVO a fait le match qu’il fallait : sérieux 40 minutes durant, n’autorisant que 51 points au tenant, se libérant en attaque après la mi-temps pour laisser Bourges en rade à 21 points et 20 balles perdues. Le tout orchestré avec sobriété et efficacité par Kristi Harrower.
Passé le temps de la prise de repères dans le POPB, les Valenciennoises s’étaient vite mises à l’ouvrage (6-2, 3e ; 6-13, 6e). Peinant d’abord à trouver Sandrine Gruda, elles comptèrent sur la percussion et les raids d’Émilie Gomis puis de Krissy Bade pour décoller (11-22, 12e).
VO se laissa pourtant endormir dans le deuxième quart-temps d’un match guère emballant. Autour de Kireta, Bourges, alors encore ardent, s’accapara le rebond et profita des maladresses nordistes pour se rapprocher (22-26, 19e).
La mi-temps sonna la fin de la récré et du stress. Déterminées, les Valenciennoises se bougèrent, s’arrachèrent en défense et au rebond, à l’image d’une Élodie Godin plus impliquée, pour récupérer des ballons qui leur permirent de courir (30-40, 26e). Dès lors, elles prirent confiance, se lâchèrent, trouvèrent de l’adresse aussi (35-48, 29e). Résigné, Bourges les regarda finir en roue libre (43-65, 38e).
« Quand l’équipe joue comme ça, c’est très bien », conclut Laurent Buffard. Et cette équipe-là n’a pas l’intention de se contenter de la Coupe.
Sandrine ARRESTIER
Photos Didier CRASNAULT












