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La Voix des Sports - 21/04/2007
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Arras comblé pour sa première saison parmi l’élite
 Fluker, ici entre les Berruyères Hall et Kireta, quitte Arras. «en début de saison, on sSans Fluker qui a refusé de jouer, Arras a affiché un magnifique visage collectif, même si c’est Bourges qui a décroché son ticket pour la finale de Coupe de France. Chapeau bas.

À BOURGES, PAR VINCENT LE GALLOIS

arras@lavoixdunord.fr PHOTO ARCHIVES SAMI BELLOUMI Ce vendredi fut jour de surprises, du côté de l’ASPTT, et pas seulement en raison d’un montage pour le moins sportif afin d’acheminer tout le monde de Challes à Bourges, pour une demi-finale de Coupe de France suivant un match retour de play-offs.
La première surprise eut lieu bien avant le coup d’envoi, avec le dernier épisode du tumultueux feuilleton Fluker - ASPTT. Fidèle à la lettre à son contrat, la joueuse américaine refusa en effet de disputer cette demi-finale. Pour elle, la saison prenait fin avec le dernier match de Ligue. Or, hier, on jouait en Coupe de France. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour Tye, ça veut dire beaucoup. Assez en tout cas pour l’exclure de facto du groupe et pour plomber quelque peu l’ambiance durant le déplacement entre Challes et Bourges… Tandis que Jean-Louis Monneret et l’agent de la pivot US passaient de longs moments ensemble par téléphones interposés, la joueuse devait elle compter les heures qui la séparaient de son retour au pays, cet après-midi. Avant une saison à Challes, comme il se murmure en Savoie ? À voir.


Assise sur le banc pendant l’échauffement, Fluker fût ensuite envoyée s’asseoir dans les tribunes, histoire de lui signifier qu’elle s’était elle-même coupée de l’équipe. Car, hier, on a vécu une superbe leçon de collectif, d’alchimie entre des filles venues d’horizons différents, qui se sont révélées une fois de plus dans un match que les supporters berruyers pensaient à sens unique.
Bourges au complet dès la première minute, Arras jouait le coup au culot, prenant même l’avantage (4-8, 2e). Forcément, la réponse était nette de la part du champion de France en titre qui, en prime, présentait à son public la coupe glanée au récent tournoi de la Fédération. Mais jamais l’ASPTT ne pliait, rendant coup pour coup avec Klimesova (comme toujours), Moeggenberg mais aussi des jeunes sans le moindre complexe, Anaïs Déas qui livrait une sacrée bagarre avec Dumerc, la meneuse des Bleues ; Mélanie Arnaud qui aura réussi une magnifique semaine ; et Amandine Oricheta, lancée dans le bain à son tour.
Avec sa jeunesse, son enthousiasme, Arras a fait douter des Berruyères pas dans leur assiette et donc incapables de mener au score au bout de vingt minutes.
Les joueuses de Pierre Vincent plaçaient quand même un coup d’accélérateur auquel le manque de rotations arrageois empêchait toute réponse. Mais Bourges ne s’assurait une avance confortable (56-46) que dans le dernier quart-temps, et encore : l’ASPTT en remettait aussi une couche, en équipe. Pour la dernière prestation d’un groupe qui a vécu et fait vivre de sacrées émotions. Au-delà de la défaite, cette fin de cycle méritait largement une sortie par la grande porte. • 
CJM BOURGES - ASPTT ARRAS : 67-57 (24-17 ; 34-34 ; 49-42).
Arbitrage de MM. Mæstre et Gavart. 1 800 spectateurs environ.
• BOURGES : 29 tirs réussis sur 62 ; 3 sur 7 à trois points ; 6 sur 9 LF ; 30 rebonds (Melain 7) ; 10 balles perdues.
Marqueuses : Salvi, Maltsi 9, Melain 5, Miyem 12, Hall 16, Dumerc 12, Paul 4, Kireta, Lepron 4, Ndongue 4.
• ARRAS : 21 tirs réussis sur 51 tentés ; 6 sur 15 à trois points ; 9 sur 11 LF ; 33 rebonds (Moeggenberg 11) ; 18 balles perdues.
Marqueuses : Bertin 2, Klimesova 18, Cousin 3, Siterre, Oricheta, Arnaud 9, Moeggenberg 16, Déas 9.




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