La Voix du Nord - 24/09/2007 |
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Le volley-ball tourquennois n’a plus guère l’intention de voir passer les trains et de rester sur le quai. Neuvième roue du carrosse de Pro A la saison dernière, le TLM entend cette fois accrocher le bon wagon, entrer dans le « Top 4 » synonyme de Final Four, accrocher un titre ou la Coupe de France. Bref, les Tourquennois veulent inspirer la confiance, mais aussi et surtout incarner le professionnalisme à l’état pur.
Carlos do Novo et son équipe dirigeante se sont employés à insuffler un vent d’optimisme à l’intersaison. Du côté du recrutement, ils ont satisfait aux désirs de Marcelo. Ça tombait bien, les choix étaient parfaitement symétriques, d’un côté comme de l’autre : Alex Sloboda, Veljko Petkovic, Yann Lavallez, Fabricio Dias, Patrick Schwaack, Pascal Ragondet et Luka Suljagic ont comblé les vides, tournant la page d’une saison précédente que l’on tentera de bien vite oublier.
L’ambition est donc intacte, autant que le potentiel de ce groupe, version 2007-2008, qui devrait très certainement surprendre. « Notre philosophie, confie Benoît Lebrun, le manager général, fut d’abord de prendre des joueurs de qualité, mais aussi d’enrôler des joueurs capables de se battre, de donner du plaisir, pour savourer pleinement une aventure humaine. » La priorité fut donc de rechercher un pointu performant ; Fabricio Dias ne se fit guère prier pour retrouver un Nord qu’il avait découvert à Dunkerque, il y a maintenant trois saisons. Entretemps, la mitraillette brésilienne termina à deux reprises parmi les tout premiers marqueurs du championnat français, sous le maillot de Sète, puis celui de Montpellier.
« Fabricio est un joueur de caractère, poursuit Lebrun. Il était important d’avoir un acteur de sa trempe. Quant à l’Allemand Schwaack, il avait le profil défensif désiré. » Le TLM avait connu des Belges, des Néerlandais… Voici maintenant la touche germanique !
L’intéressé s’est immédiatement fondu dans le moule télémiste et ne se plaint guère de son sort. Il a, de plus, l’avantage de pouvoir parler cinq langues, dont sa langue maternelle, qui est celle du Serbe Petkovic… L’ambiance est donc au beau fixe, avec le « retour de l’enfant prodige » (Sloboda), dixit Carlos do Novo, le président du club. « Nous ne savons pas si nous serons les plus costauds, ajoute-t-il, mais pour être champions, nous devrons tous les battre… » Sans vouloir enfoncer des portes ouvertes, Carlos do Novo sait que la route est longue, semée d’embûches, mais il a donné au club les moyens de réaliser ses objectifs.
En outre, rien n’a été négligé. « Au TLM, il y a le plus beau staff technique du championnat de France. Nous sommes également en train de monter une très, très belle équipe de dirigeants. » Rien de moins !
Dans le discours du « patron » tourquennois, un terme revient d’ailleurs sans cesse : professionnalisme. Comme pour conjurer le sort d’une très décevante saison passée. Cette dernière ressortira d’ailleurs tel un diable de sa boîte, si les joueurs tourquennois avaient le mauvais goût de rater leur entrée. Une saison, ça va… Deux, bonjour les dégâts !














