La Voix du Nord - 27/03/2007 |
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Dix saisons, cinq finales de Coupe de France, deux finales de championnat : depuis l’exercice 1997-1998, le Tourcoing Lille Métropole brille par son omniprésence au plus haut niveau national mais, en vrai « Poulidor » du volley-ball français, ne parvient toujours pas à obtenir la récompense suprême.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO Christophe LEFEBVRE
25 mars 2001 et 25 mars 2007… Coupe de France 1998 et Coupe de France 2007 : la rencontre de dimanche, dans sa date et son enjeu, revêtait un double symbole. Les Tourquennois pouvaient, d’un coup, balayer de vieux démons, prompts à plomber l’histoire d’un club essentiellement tourné vers le haut depuis des lustres mais qui, cette saison, a très souvent dirigé les yeux vers le bas, sur le plan sportif.
Le coup est passé très près
Il y a six ans, jour pour jour, en ce triste dernier dimanche de mars, Pierre Dumortier, l’homme par qui le TLM commença à voir grand, quittait ce monde. Le charismatique président tourquennois, terrassé par un infarctus, laissait un club amorphe, triste autant que surpris. Mais les finales s’enchaînèrent de plus belle, sans que Harry Brokking, Philippe Salvan ou Marcelo, le magicien, l’apprenti ou le sorcier, ne parviennent à saisir fermement le pompon.
Cannes, finale… Il y a dix saisons, c’était déjà le club de la Croisette, emmené par un Christophe Meneau futur Tourquennois, qui privait les Nordistes d’une première joie en Coupe. C’était aussi le dernier triomphe cannois dans cette compétition, avant le sacre de dimanche ! Depuis, Renaud Dumortier est passé de la passe à une position de kinésithérapeute sur le banc de touche, Gaël Bollengier et « Manu » Dumortier ont épousé la carrière d’entraîneurs, à Dunkerque et Marseille… Les dix manches, disputées ce week-end par les hommes de Marcelo, ont mis le doigt sur l’énorme gâchis provoqué par un groupe aux nombreuses lacunes qui a cependant montré, en de trop rares circonstances, des qualités techniques, abouties pour certains, autant que très prometteuses pour d’autres. Dans la coulisse, ils furent nombreux à se pencher sur le patient ; ce dernier eut tout de même le mérite d’avoir eu ses meilleurs soubresauts dans le cadre d’un trophée lui tendant les bras.
Le coup est passé très près. Eut-ce été une injustice que de voir Laurent Capet brandir un trophée qu’il ne gagnera finalement jamais à Tourcoing, en huit saisons de bons et loyaux services ? Oui et non.
En septembre dernier, Carlos Do Novo, homme à la personnalité bien trempée, annonçait l’objectif d’un titre en fin de saison. Pour sa première année tourquennoise, ce président travailleur a bien failli réussir. C’eut été un coup de maître ! Il vient cependant de mesurer que le sport n’est pas une science exacte. Au TLM, peut-être plus qu’ailleurs.
CANNES - TOURCOING : 3-2 (23-25 en 27’, 25-19 en 25’, 22-25 en 26’, 25-16 en 23’, 15-13 en 16’).












