La Voix du Nord - 06/11/2007 |
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Boulogne, en état de grâce, fait chuter le leader nantais
L’USBCO a profité de la venue de Nantes, premier du championnat, pour réussir son meilleur match de la saison. Quatre buts dont trois de Grégory Thil, trois points, que c’est bon pour le moral des Boulonnais !PHOTO GUY DROLLET
Boulogne - Nantes, c’est d’abord un bon souvenir pour les Nordistes. Mars 2005, huitième de finale de la Coupe de France, le stade de la Libération est plein à craquer. Les Boulonnais l’emportent au terme d’un match riche en rebondissements et éliminent l’équipe alors entraînée par Serge Le Dizet (3-2).
Mais, hier soir, l’heure n’était pas aux bons vieux souvenirs. Les Boulonnais, affamés de points pour ne plus faire de surplace au classement, prirent le leader nantais à la gorge. Le tableau d’affichage n’affichait pas cinquante secondes qu’Heurtebis repoussait une tête à bout portant de Thil, esseulé au second poteau. Dans la foulée, Ramaré, côté droit, lançait Thil dans la surface de réparation. L’attaquant de l’USBCO, dans un angle impossible, trompait le gardien nantais d’une frappe croisée puissante (1-0, 4e).
Les Canaris sonnés
Le 4-5-1 mis en place par Philippe Montanier prenait alors toute sa dimension. Nantes s’englua dans le pressing de l’USBCO. Tout un symbole, Trivino toucha son premier ballon à la vingtième minute en se couchant sur une frappe plutôt molle de Dossevi (20e).
Boulogne, où seule la relance péchait un peu, prit confiance. Un superbe enchaînement collectif mena Kébé, le long de la surface de réparation, côté gauche.
Le Boulonnais se fit faucher. Ramaré se chargea de la sentence. Son coup franc excentré retomba dans la lucarne d’Heurtebis, curieusement avancé (2-0, 24 e). Le « break » était fait. L’USBCO prit alors le match à son compte avec un Lecointe impitoyable en défense et un duo Ramaré - Bah au milieu qui ratissait énormément de ballons. Un centre de Thil obligea Thomas à une intervention express devant Kébé (37e). Quant au centre de Bah, il ne trouva pas preneur… (38e).
L’USBCO proposait un jeu plaisant et étouffait physiquement les Nantais. Et pour éviter du stress inutile, les Boulonnais tuèrent tout suspense au retour des vestiaires. Une percée de Mareval, repoussée en corner par Trivino, provoqua un frisson (47e). La réponse nordiste fut cinglante. Marcq, de son camp, lançait Thil en profondeur. À trente-cinq mètres des buts, l’attaquant boulonnais anticipait la sortie d’Heurtebis d’un crochet et poussait avec lucidité la balle dans le but adverse (3-0, 48e). Avec ses 7e et 8e buts de la saison, Grégory Thil devenait aussi le monsieur 50 % de l’USBCO. Les Canaris étaient complètement sonnés mais Boulogne n’en profita pas. Marcq (55e), Perrinelle (56e), Brignoni (61e ) puis Angoula (63e) eurent le numéro 4 au bout du pied.
Nantes eut une timide réaction, très timide. Trivino repoussa une frappe en demi-volée de Goussé (69e) avant d’être sauvé par son poteau sur ce tir de Keserü (70e). Philippe Montanier, malgré l’écart, rappela ses troupes à l’ordre. L’USBCO maîtrisa alors la fin de la rencontre. Après avoir, malgré le score, tenu la dragée haute au Havre (0-3) puis battu Montpellier (2-0), les Boulonnais ont infligé à Nantes une vraie correction. Cerise sur le gâteau, Thil enflammait la « Libé » sur une tête piquée (4-0, 86e). À Boulogne, ce n’est pas nouveau, on aime attraper les gros poissons...
BOULOGNE - NANTES : 4-0 (2-0).
6 232 spectateurs. Arbitres : M. Ruffray, assisté de MM. Guerin et Moreliere.
– Buts : Thil (4e, 49e, 86e), Ramaré (24e) pour Boulogne.
BOULOGNE : Trivino ; Lecointe, Perrinelle, Brignoni, Rabuel ; Rodrigues (Liri, 82e), Bah (Angoula, 59e), Ramaré, Marcq (Elie, 78e), Kébé ; Thil (cap.).
Entraîneur : Philippe Montanier.
NANTES : Heurtebis ; Thomas, Pierre, Poulard, Mareval ; Moullec (Goussé, 46e), De Freitas, Shereni, Da Rocha (cap.) ; Heinz (Diop, 76e), Dossevi (Keserü, 64e).
Entraîneur : Michel Der Zakarian.














