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La Voix du Nord - 08/09/2006
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« L’USDK ? On est obligé de se poser des questions »

À la veille de la reprise du championnat, nous avons demandé à des acteurs de ce championnat ou spectateurs avisés de donner leurs favoris et de livrer leur sentiment sur Dunkerque.

Philippe Gardent (entraîneur de Chambéry, deuxième la saison passée) :  « Notre objectif est de remporter ce championnat.  Tous les ans, on se dit, est-ce qu’on va pouvoir détrôner Montpellier ?  En tout cas, je ne me vois pas dire à mes joueurs : “on va jouer pour la 2e, la 3e, la 4e ou la 5e place.  Dunkerque peut légitimement réagir comme nous.  Il n’y a pas de raisons pour qu’ils aient des objectifs plus bas que les nôtres.  Ils sont plus riches que nous, doivent avoir des objectifs élevés.  Ils ont un effectif complet, c’est un vrai concurrent. »

  Thierry Anti (entraîneur de Paris) :  « Tous les ans, on dit la même chose, mais à la fin, c’est Montpellier qui est champion.  Ils restent un cran au-dessus.  Derrière, beaucoup d’équipes sont proches : Paris, Ivry, Dunkerque, Chambéry ou Nîmes.  J’ai peur qu’on se batte entre nous et que Montpellier tire encore les marrons du feu.  Si Montpellier ne connaît que deux-trois défaites dans la saison : je ne vois pas qui pourra venir les chercher. »

Daniel Costantini (ancien sélectionneur de l’équipe de France) :  « Est-ce qu’on va assister à la même saison que l’an passé, avec Montpellier devant ? Très honnêtement, j’en ai peur.  Malgré le départ de leur gardien Omeyer, sur ce que j’ai vu en préparation, ce serait ridicule de ne pas les mettre favoris. Ensuite, il y a Chambéry. ils ont une belle équipe, indiscutablement et pas de handicaps notoires.  Paris, après son destin tragique (NDLR : les Parisiens ont manqué la qualification en ligue des champions après un match nul contre Sélestat lors de la dernière journée) , n’a pas changé beaucoup de choses.  C’est la carte de la solidité, de la cohésion.  Ils ont peut-être un banc un peu léger.  Il y a Ivry aussi.  Ce club devrait perdre Luc Abalo dans un an puisqu'il est approché par Ciudad Real.  Il faut qu’ils en profitent.  Créteil, c’est l’inconnu, avec un nouveau coach, qu’on ne présente plus (Mile Isakovic). Mais ils ont des arguments pour se révéler, se mêler à la lutte européenne.  L’USDK ? Je suis très interrogatif. Il y a des joueurs qui sont partis.  S’ils les ont laissé partir, ils ne sont pas fous : ils ont gardé ceux qui avaient participé au palmarès.  Mais je ne sais pas si le banc sera aussi costaud.  On est obligé de se poser des questions.  Il leur faudra mieux répartir leurs atouts car beaucoup de choses reposaient sur les épaules de Sébastien Bosquet la saison dernière. »

Cédric Burdet (arrière droit de Montpellier) :  « Nos principaux adversaires ? Les clubs européens (Chambéry, Ivry, Paris et Dunkerque).  Et Créteil.  On vise de nouveau le triplé. À Dunkerque, on sait qu’il faudra se méfier.  La question, c’est de savoir comment va revenir Patrick Cazal.  On sait qu’il peut apporter beaucoup sur de gros chocs.  »  

Propos recueillis par F.  S.



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