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La Voix du Nord - 04/10/2006
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À Dunkerque, Yérime Sylla prolonge l’histoire

 Adjoint, spécialisé dans la préparation physique, Yérime Sylla dirigeait déjà des séances avec les joueurs dunkerquois. Il se voyait entraîneur. Mais pas si vite. Peut-être à Dunkerque. Pas si vite. Revenu comme adjoint, Yérime Sylla (37 ans) remplace Denis Tristant depuis une semaine. Face à Nîmes, il dirigera l’USDK pour la première fois.

On n’efface pas sept années (1994 à 2001) d’un coup de gomme. Encore joueur à Villeneuve-d’Ascq la saison dernière, Yérime Sylla arpentait souvent les tribunes de Dewerdt. Lien indéfectible, retour à Dunkerque naturel. « À mon arrivée ici, j’ai eu un gros pépin (cancer). Tout le club a été derrière moi. J’ai été soutenu, tout de suite, j’ai connu les gens, vraiment. J’ai vu leur vrai visage. Ma maladie a été un démarrage, elle m’a un peu ancré ici. »

L’histoire sportive prit le relais. Attiré sur la côte par Jean-Pierre Lepointe, qui l’entraînait au bataillon de Joinville, l’arrière s’installa. «  J’avais des contacts ailleurs mais je suis resté parce qu’à chaque fois, on franchissait un palier. On avait un groupe très uni, très solidaire. Mes amis de cette époque le sont toujours. On était en fusion. Le groupe a grandi ensemble. Parfois, on avait des aspirations de départ mais au dernier moment, on restait pour ça. » Il joua avec Jessy Vermersch, Sébastien Bosquet et Didier Katschnig, presque des mômes, sous ses ordres aujourd’hui. « Je poussais déjà des “soufflantes”… »

Le groupe finit pourtant par s’étioler. Direction Pontault-Combault (deux saisons puis une à Livry, la dernière au HBCV). « Ce départ a été salutaire, explique le coach. J’ai vu, vécu d’autres choses. De m’éloigner, ça m’a rapproché. » Occasion aussi de passer le BE1 puis le BE2, de découvrir l’INSEP, d’y rencontrer le préparateur physique du Stade français, Frédéric Aubert… L’avenir se dessine : « Quand je suis revenu sur Lille, j’ai rencontré Denis, il voulait un staff élargi. Là, j’ai les deux pieds dedans ! »

« Malgré tout, tout est encore ouvert »

Sur le terrain, le nouvel entraîneur a opéré la transition sans souci. Autour, il cherche encore ses repères. « On fait les choses à deux, avec Arnaud (Calbry, désormais adjoint) au lieu de trois. Avec l’expérience de Denis, c’était plus facile. » Ce soir, ce sera le grand saut, face à Nîmes, déjà qualifié de capital par le président. « J’ai de l’appréhension pour les joueurs et le club, pas pour moi , assure-t-il. C’est sûr que le match est important. On n’en a que deux en octobre. Si on passait à travers, ce serait très compromis. Mais malgré tout, tout est encore ouvert, ce serait dommage de se fermer la porte. Cette semaine a été spéciale. L’ambiance était un peu “tristoune” mais au boulot. Apparemment, les joueurs ont envie de réagir. » Ce soir dira ce qu’ils ont dans le ventre.

S. A.

USDK - NÎMES, ce soir, à 19 h 15.
– Hormis Goyheneix, le groupe est au complet : retour de Vermersch et Siakam.


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