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La Voix du Nord - 01 décembre 2005
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Dunkerque - Montpellier - Ça s’appelle une leçon de hand !
par Sandrine ARRESTIER
Les Montpelliérains ont survolé les débats. Ph. Jean-Charles Bayon On attendait un grand match entre le leader et un dauphin avide de lui en remontrer. La fête n’a pas eu lieu. Hier, Montpellier a jeté un froid polaire sur les ambitions de l’USDK, plantée à douze buts, après une seconde période plombée d’impuissance. Énormes en défense, d’abord campés sur une 3-3 compacte et agressive, impitoyables en attaque et soutenus par un gardien de classe (14 arrêts pour Omeyer), les Héraultais ont fait étalage de leur talent et de leur maîtrise. Visiblement, ils étaient venus pour marquer les esprits... Lucide sur la qualité de ce champion qui dégage tant de puissance et d’aisance, Denis Tristant relativise la « fessée » : « C’est simple, Montpellier est tout simplement trop fort. Ils ont une force mentale, une sécurité et des certitudes. Ils n’ont peur de rien, de personne et prennent leurs responsabilités. Mais nous, on est toujours deuxièmes (à égalité avec Chambéry qui devance Dunkerque au goal average), on ne va pas tout jeter à l’eau : le challenge est là désormais. »

Retenir la première période

L’entraîneur maritime avoue pourtant y avoir cru un long moment, jusqu’au début de la seconde période en tout cas. « Il faut retenir la première mi-temps où on n’est pas si loin. Simplement, contre Montpellier, il ne faut rien lâcher. » Avant la pause, les Dunkerquois donnèrent en effet le change (3-4, 8e). Mais, au moindre errement individuel défensif, au moindre ballon lâché, ils se firent punir, montées de balle en offrande à Hmam puis Kabengele (3-7, 11e). Ainsi ces « immanquables » encore trop nombreux (Vermersch, Parent par exemple) ou ce ballon redonné par Didier Katschnig à Kabengele (6-10, 16e). « Eux ne font pas d’erreurs, c’est la grande différence », admet Denis Tristant. « On savait que la grande force de Montpellier, c’était défense - montée de balle et on a quand même pris », regrette encore Bastien Lamon.


L’USDK coule

Pourtant, Dunkerque s’accrocha, revint à deux buts alors que le bras de Sébastien Bosquet, collé par Hmam, semblait se décrisper (9-11, 19e ). Las, Krantz, Hmam et Guigou se liguèrent pour repartir de l’avant (13-18, 30e). À la reprise, l’USDK tint encore le choc cinq minutes (16-20, 35 e). Puis elle se liquéfia et accepta la sentence. Après Wissem Hmam, auteur d’une première période de mammouth (8 des 18 buts des siens pour l’un des meilleurs arrières gauches du monde), c’est Mickaël Guigou qui s’éclata en contres. L’ailier gauche injecta une nouvelle giclée d’essence dans le moteur montpelliérain qui rugit sur un 5-0 (16-25, 39e). « On est en train de leur servir, ils ont juste à courir et à mettre les ballons !
», hurla Tristant au temps mort. Il parla dans le vide. Sonnés, ses gars avaient lâché prise. Geoffroy Krantz (6/6) creusa inexorablement l’écart (19-29, 46e). La curée. « On ne s’attend jamais à ça, on a pris une grosse claque, une leçon », conclut Bastien Lamon. « Les leçons sont faites pour être apprises », rétorque son entraîneur. Dans la lutte pour la deuxième place, le prochain match, à Paris le 14 décembre, vaudra son pesant d’or.

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