L'actualité sportive :
|
US Dunkerque handball
L'USDK mange la feuille de match !
Chambéry (envoyé spécial) - L'USDK est passé tout près d'une superbe performance après avoir réalisé une grosse seconde période mais s'est incliné d'un petit but à Chambéry (26-25). De quoi nourrir de sacrés regrets.
Lire l'article
|
Ça s'appelle une leçon de hand !
On attendait un grand match entre le leader et un dauphin avide de lui en remontrer. La fête n’a pas eu lieu. Hier, Montpellier a jeté un froid polaire sur les ambitions de l’USDK, plantée à douze buts, après une seconde période plombée d’impuissance.
Lire l'article
Revivre le direct
Objectifs.-
Denis Tristant ne tourne pas autour du pot. « On veut gagner quelque chose, que ce soit par le championnat ou les coupes. C’est clair. Après, on sait qu’il peut se passer plein de choses. Pour moi, il y a un grandissime favori, Montpellier, et Ivry, qui est un peu au-dessus. Ensuite, il y a Paris, Chambéry, Dunkerque. »
Son président, Nicolas Bernard, espère que l’USDK va enfin arriver à ses fins. « Depuis 2002-2003, on est engagé dans un cycle avec l’objectif de gagner quelque chose. On est passé à deux-trois buts avec la finale de la Coupe d’Europe. On va tout faire pour faire aboutir ce challenge. On a beaucoup d’espoirs, mais on est conscient de la valeur de nos adversaires. Pour l’instant, je suis séduit par la vraie envie, l’enthousiasme et le goût au travail de ce groupe. »
Quelques clés.-
Difficile de dire le contraire, l’USDK s’est donné les moyens de ses ambitions avec un recrutement haut de gamme, des CV qui en imposent. Et un budget jamais aussi important (2,4 M E et 1,2 M E de masse salariale). Reste les questions auxquelles le terrain se chargera de répondre.
Dunkerque a profondément modifié son visage avec la venue de joueurs à des postes aussi importants que demi-centre ou arrière. À quelle vitesse le collectif nordiste va-t-il intégrer tous ces changements ? L’USDK n’a pas beaucoup de temps. Le programme du début de saison est énorme : déplacements à Sélestat et Créteil, entrecoupés des réceptions de Chambéry et Istres. Il agira comme un révélateur.
Reste à savoir aussi si le pari Patrick Cazal constituera une réussite. Après une saison marquée par les blessures, le terrible bras gauche du Réunionnais va-t-il régaler Dewerdt ? Denis Tristant prévient : « Il est largement dans les temps. Il a besoin de matchs, de compétition pour retrouver tous ses moyens. À nous, aux supporters et surtout à Patrick d’être patients. »
Enfin, le groupe est attendu, les résultats aussi. L’équipe dunkerquoise saura-t-elle se servir de cette ambition comme d’un moteur ou cette nécessité de briller après une saison ratée constituera-t-il un poids très lourd dans les têtes ?
Enjeux.-
Depuis plusieurs saisons, Dunkerque court après un titre. Si les collectivités apportent un soutien marqué à l’USDK, il se devait en échange de remporter quelque chose en trois ans. En mai 2006, ce cycle se terminera. « Si on n’a pas de titre, tout dépendra de la manière dont on s’est comporté sur tous les fronts. Le sport reste le sport. Si on passe à côté, il faudra s’interroger. Le club le fera, les collectivités aussi. (…) On se doit de ravir notre public. On sera content si on met le pied sur le
podium. Nous, quand on doit arracher quelque chose, c’est très difficile. Il faut dominer Montpellier, qui est l’un des meilleurs clubs européens. » Denis Tristant, qui honore sa dernière année de contrat, veut aussi réussir une grosse saison. Mais pour lui, l’important se situe ailleurs aujourd’hui. Du côté de la chaude salle de Sélestat…
Propos recueillis par Fréréric Sourice
« L’USDK a une pression de résultat à assumer »
Ils donnent leur sentiment sur les forces en présence et sur Dunkerque
Laurent MUNIER (manager de Chambéry) :
« Pour moi, il y a cinq favoris : Paris, Montpellier, Dunkerque, Ivry et Chambéry. Pas forcément sur la même ligne. Montpellier et Ivry sont un ton au-dessus. Dunkerque a fait un recrutement de qualité. Ils ont peut-être perdu des forces défensives. Après, c’est comme toujours, il leur faudra peut-être du temps pour que la sauce prenne. C’est une équipe qu’on craint, d’un niveau relevé. On va être vite fixé sur le niveau de Dunkerque puisqu’on les rencontre
samedi prochain. »
Patrice CANAYER (entraîneur Montpellier) :
« On me demande tous les ans : à qui vous aurez à faire cette saison ? C’est difficile à dire, on verra sur le terrain. Comme d’habitude, on devrait retrouver les équipes parisiennes, Montpellier, Dunkerque et Chambéry. Il y a des équipes décevantes la saison dernière, comme Dunkerque, qui voudront se retrouver. Dunkerque a des ambitions, les affiche, a construit une équipe pour cela. Ils peuvent être dangereux, mais ont une pression de résultat qu’ils
devront assumer. »
Daniel COSTANTINI (ancien sélectionneur de l’équipe de France, notre photo) :
« La seule question qu’on se pose, c’est : Montpellier a-t-il gagné avec l’arrivée du Tunisien Hmam et le départ de Karabatic ? Paris a perdu Martini, ce qui est une erreur pour moi, mais à un banc plus consistant. Ivry, ce n’est pas à vous que je vais dire cela, avec l’arrivée d’Oskarsson sera 20 à 25 % meilleur. Il y a aussi Chambéry. Il n’y aura qu’à attendre le match à Dunkerque pour savoir s’ils ont les moyens de
jouer le titre, comme c’est leur ambition. Une équipe qui veut le titre doit gagner à Dunkerque. Dunkerque, justement, peut se mêler à cette lutte… s’il retrouve le Cazal qui m’a permis d’être une deuxième fois champion du monde en 2001. La question mérite d’être posée. Il sort d’un an et demi de galère. On n’en sort pas indemne. Maintenant, il a une telle envie de retrouver sa place, son niveau… » .
|

Le club
|
L'effectif Pro