La Voix des Sports - 11/12/2006 |
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Quand il pénètre en salle de presse, samedi soir, Francis Decourrière est un homme soulagé. Il lâche quelques mots avant de s’enfuir rapidement. « Avant le match, on aurait signé pour ce résultat. Les gars se sont battus avec un coeur terrible, je suis très fier de leur comportement. » Le boss de VA tourne illico les talons et s’en va. On comprend sa satisfaction. Sochaux, l’équipe en forme de L1 (huit matchs sans défaite dont six victoires), a été accrochée à Nungesser (0-0) par une formation valeureuse, balayée dans la semaine par un virus de gastro-entérite, mais sur ses deux jambes, ou presque, le samedi. Il y avait de quoi imaginer le pire avant le coup d’envoi, avec quinze joueurs aptes seulement couchés sur la feuille de match.
Kombouaré avait évidemment dû modifier ses plans devant la liste des joueurs indisponibles ou incapables de démarrer, faisant glisser Saez à gauche, offrant une première titularisation en L1 à Kharroubi et postant Haddad aux côtés de Savidan. Dans cette configuration inhabituelle, ses joueurs ont sans doute eu un peu de mal à se trouver, notamment avant la pause, mais ils n’ont jamais refusé le combat, derrière surtout. « Les garçons ont fait un match énorme, ils ont été très combatifs », soulignait d’ailleurs Kombouaré de son côté. « Avec ce qui nous est tombé dessus cette semaine, notamment la veille de la rencontre, c’est super d’avoir fait ça. » Une semaine après avoir volée en éclat à Monaco (3-0), la défense valenciennoise a donc retrouvé des couleurs, et l’esprit de corps de l’équipe a refait surface. La solidarité a notamment permis de compenser le début de match délicat de Bezzaz côté gauche, dont l’intérim à ce poste comporte forcément des hauts et des bas. Le joueur a sorti la tête de l’eau en deuxième période, mais il a essuyé pendant 45 minutes les remarques de son coach, juste à côté de lui. Parce que personne n’a voulu lâcher, dans ces conditions difficiles.
Sochaux, en face, ne s’est heureusement pas montré d’une percussion sidérante. C’est un doux euphémisme. « J’en parlerai avec mes joueurs, glissa sobrement Alain Perrin. Je suis satisfait de repartir de Nungesser sans but encaissé, mais c’est vrai qu’on aurait pu se montrer plus percutants offensivement. » Comme souvent, Sochaux s’est montré plus pressant en sortant de leur boîte les jeunes Quercia et Birsa, dont la vivacité est un poison. Mais la cinquième attaque de L1 est restée muette. Comme Savidan, qui hérita pourtant de plusieurs balles de match, dont ce ballon aux petits oignons de Paauwe contré in extremis par Richert (80e). Nungesser en est resté malade.















