Si Francis Decourrière est si heureux, c’est que les choses vont dans le bon sens en ce début de mercato. VA est sans doute le club de L1 qui a le plus vite avancé. Certes, ce n’est pas un gage de réussite, mais le club nordiste fait ses affaires, dans la sérénité, sans casser sa tirelire (2,4 M€ pour le trio Pujol, Ducourtioux et Sanchez), à l’heure où le marché français s’emballe autour de la question des entraîneurs. « C’est un avantage, reconnaît le président, on est actifs avant les autres. »
Ouaddou (3 ans), Bezzaz (3 ans), Rippert (3 ans) et Grondin (1 an + 1) ont prolongé. Les Sedanais Pujol (3 ans) et Ducourtioux (3 ans) se sont vite engagés. La négociation avance positivement pour la prolongation de Rudy Mater. « On tient à lui », répète la voix présidentielle.
Et juste derrière, donc, cet autre coup de fouet sud-américain, Carlos Sanchez. « Je suis content. Nous l’avions dans le viseur depuis un bon moment et nous nous étions mis d’accord avec son club depuis plusieurs mois », révèle Francis Decourrière.
Éric Martin, le recruteur de VA, qui a pris cinq fois le courrier postal pour l’Amérique du Sud cette saison, est (presque) sûr de son coup. « Je l’avais repéré en même temps que Jeovânio, en novembre. Il était inconnu, maintenant il est international. Pour moi, il a un gros potentiel, une grosse marge de progression. »
Pour choisir sa première base en Europe, Carlos Sanchez a pris des renseignements auprès du Monégasque Pino, qui est issu de la même académie de foot. Hier, il s’est dit heureux de réaliser un rêve. « J’aime le foot français. Je sais que les joueurs brésiliens, dont je me sens proche, y réussissent bien. C’est très excitant. »
De retour chez lui pour les vacances, Sanchez est attendu à Valenciennes pour la reprise, sauf si son sélectionneur le convoque pour la Copa America, ce qui différerait sa reprise au 15 juillet. R. G.














