La Voix du Nord - 28/06/2007 |
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Pujol n’est pas une star. Il ne se prendra donc jamais pour ce qu’il n’est pas. Humble, discret et surtout conscient que les choses du football vont parfois très vite, l’ancien pensionnaire du FC Nantes, né à Paris il y a vingt-sept ans mais qui vécut longtemps dans le Jura, poursuit au contraire sa route à Valenciennes sans se démarquer de ses habitudes de base ; à savoir que les valeurs du travail ne doivent jamais être galvaudées. Il débarque même dans l’Escaut avec la fibre d’un joueur déjà prêt à se fondre dans sa nouvelle vie et à mordre, bien sûr, dans les défis qui jalonneront cette quatrième aventure personnelle après celles de Nantes (neuf ans), d’Anderlecht et Sedan (une saison chacune).
« VA est un nouveau challenge important. C’est un nouveau souffle pour moi. Si j’ai choisi cette option, c’est d’abord parce que la Ligue 1 est plus valorisante que la Ligue 2. Mais aussi parce qu’entre Sedan et Valenciennes, il n’y a pas, sur le plan humain, de différences fondamentales. À VA, on retrouve la même mentalité que dans les Ardennes. J’ai discuté un peu avec mes nouveaux équipiers. L’ambiance est bonne. » Grégory Pujol admet qu’Antoine Kombouaré tint un rôle prépondérant dans sa venue : « Avec lui, on a bien parlé aussi. Son discours m’a plu tout de suite. Il a su trouver les mots qui font la différence. Il m’a séduit par son approche. » De quoi l’inciter à remettre le couvert, c’est-à-dire à marquer encore au moins dix nouveaux buts (son total personnel à Sedan) ? « J’espère simplement que la saison qui s’annonce me permettra d’atteindre à la fois mes objectifs personnels et d’aider le club à assurer son maintien. Marquer entre dix et quinze buts, ce serait une bonne performance de ma part. Mais on n’est rien sans le club… »
Anderlecht : aïe
Pujol n’imagine pas en tout cas qu’il ne puisse pas rapidement s’intégrer dans son nouveau schéma de vie : « À Bruxelles et à Sedan, j’étais plutôt au nord, mais de Valenciennes, je ne connais rien. Pourtant, je suis sûr que je vais m’y plaire ! » Bruxelles, Anderlecht, une ombre passe… Car le nouveau Valenciennois n’a pas gardé un souvenir merveilleux de son passage chez le champion de Belgique » : « Ça c’était fait vite après une dernière saison difficile avec Nantes. Puis, on m’a mis des bâtons dans les roues en me faisant des promesses, finalement non tenues. Mais j’ai quand même joué les derniers matchs ; ce qui a d’ailleurs incité les dirigeants belges à me proposer de rester. Ils me firent alors miroiter la Ligue des champions.
Mais j’ai préféré partir à Sedan. Je ne le regrette pas. Il me fallait autre chose. Comme à Nantes, il y avait là-bas une ambiance famille. J’aime ça.
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