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La Voix du Nord - 05/08/2007
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VAFC - TOULOUSE 3 - 1
Valenciennes se lance dans un coup de folie et prend la tête du championnat
Audel, l'homme du match L’équipe de Kombouaré a idéalement lancé sa saison en balayant sans discussion un candidat à la Ligue des champions un peu décevant (3-1). On verra si Liverpool fera bientôt mieux que VA, mais, en tout cas, les Nordistes ont hier fait très fort. Justes techniquement, affûtés et surmotivés, ils ont offert de belles promesses. On ne tire pas de conclusions hâtives, mais vivement la suite !

PAR RICHARD GOTTE
sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS DIDIER CRASNAULT

« C’est parti pour une saison de folie ! » Trop tentante, l’invitation des supporteurs de la tribune de Fer, un vrai cri du coeur, fut suivie à la lettre par des Valenciennois lâchés comme des vaches landaises. Les bêtes cornées de Kombouaré firent tout de suite ce qu’il fallait pour mettre à mal une défense toulousaine aussi expérimentale qu’annoncé. Et ça fonctionna du tonnerre comme on dit au mois d’août.


La promesse d’Audel

Le premier héros de cette saison en L1 s’appelle Johan Audel. L’attaquant, qui annonçait hier dans nos colonnes « c’est le moment pour moi », livra une première période éblouissante et montra qu’il était un beau footballeur autant qu’un homme de parole. Dès la première minute, il laissa sur place Ebondo pour servir en retrait dans la surface Savidan. Mais son compère croqua sa reprise du gauche. Qu’importe, VA crachait des flammes. Le premier but de la saison couvait à Nungesser. Et c’est bien sûr Audel qui alla le chercher, en exploitant parfaitement une ouverture éclairée de Sanchez (1-0, 6e). Si le départ de rêve existe… Il n’y avait qu’une équipe sur le terrain et Doumeng faillit doubler la mise à la réception d’un centre de Ducourtioux dévié par Savidan (9e ). VA se piquait d’être si beau et, comme souvent en pareil cas, il se fit piéger un peu stupidement. L’égalisation sembla surgir de nulle part, une case vide dans l’espace temps. Pas attaqué, Dieuze s’approcha pour tirer tandis que Penneteau hurlait au danger. Le ballon lui fila entre les mains (1-1, 12 e)...
Stop à la jouissance, bonjour le retour sur terre. VA accusa un peu le coup, mais sans en abuser. Cette fois, le jeu avait eu le temps de s’installer et le rythme restait excellent, surtout pour une reprise. Sanchez, enthousiasmant pour ses débuts, fit apprécier sa puissance d’une belle frappe du gauche de peu à côté (24e). Le TFC, bientôt privé d’Elmander (27e), restait sous la menace d’un rival plus mordant. Il s’inclina sur une nouvelle action de grande classe, où Mater, Bezzaz et Audel giclèrent tous les trois en même temps et à l’instinct. Que c’est allé vite, cette affaire (2-1, 31e) !
Preuve que la domination nordiste restait sans partage, Savidan termina la période sur une reprise du gauche sur le poteau (42e). À 2-1 à la pause, les joueurs de Baup pouvaient s’estimer heureux. Logiquement, le score prit une plus juste mesure au retour des vestiaires. Après que Doumeng fut une nouvelle fois contré à six mètres, et malgré une possession plutôt toulousaine pendant dix minutes, VA s’envola sur un exploit du duo Mater-Audel. Un débordement enragé, une reprise comme à la parade pour le triplé (3-1, 57e).
Toulouse n’en pouvait déjà plus. Il essaya, pourtant, quand même, mais Fabinho fut bloqué (63e), Mathieu reprit à côté (77e ) et Penneteau s’envola pour sortir une belle frappe d’Emana (82e). Rien, il n’y aurait plus rien pour les enfants de la ville rose, aux joues rougies par la chaleur, la fatigue et l’étouffante ardeur nordiste.
VA contrôla assez tranquillement la fin et le dernier mot revint même à Mater, tout près du quatrième d’un coup de fusil du gauche. Quel match des Valenciennois ! •
 
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