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La Voix des Sports - 06/08/2007
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Triple ban pour la première de Johan Audel
Valenciennes - Toulouse
 Auteur d’un coup du chapeau, Johan Audel a réussi ses débuts à Nungesser. Soucieux de relancer une carrière qui n’avançait plus depuis son prêt gagnant à Lorient, Johan Audel a choisi de rejoindre Valenciennes cet été, sentant la confiance d’Antoine Kombouaré. Un sentiment qu’il juge nécessaire à son épanouissement sur le terrain. « On l’avait vu avec Gourcuff, quand l’entraîneur me fait confiance, je suis capable de faire de belles choses. L’an dernier, j’ai été blessé trois mois. Ensuite, je pense que je suis revenu à mon niveau. On ne l’a pas vu ou on a fait semblant de ne pas le voir. Mais j’ai tourné la page, ça n’a pas été un coup d’arrêt, on m’a juste freiné. » Prometteur lors des matchs de préparation (deux buts), le nouveau Valenciennois n’a pas tardé à rendre cette confiance qui lui permet de se donner sans compter. « Ici, on a tout mis en oeuvre pour que je sois dans de bonnes conditions, confie Johan Audel. Quand je suis rentré sur le terrain pour l’échauffement, j’ai vu le stade déjà rempli, on voit que les gens sont motivés pour nous voir jouer. Le coach a recruté des mecs qui ont faim et on l’a démontré. » Et très vite, on a pu voir que l’ancien Lillois avait envie de croquer à pleines dents dans sa nouvelle vie. Sur le coup d’envoi, il fila côté gauche délivrer un caviar pour Savidan, avant de sentir l’ouverture de Sanchez et éliminer Douchez pour le début de son festival. « Le premier but, on me sert sur un plateau, glisse-t-il. Sans l’appel de Steve (Savidan), je ne le marque pas. » Face aux Toulousains, les deux attaquants ont montré leur complémentarité. « J’ai essayé de dévorer les espaces que Steve créait en fixant », reconnaît-il. Et la recette a bien marché. Placé un cran plus haut que son compère, Audel s’est trouvé à point nommé pour convertir deux nouvelles offrandes de Bezzaz et Mater et s’offrir le premier triplé de sa carrière. « Mon dernier triplé ? Je m’en souviens dans mes rêves. J’ai dû réussir un doublé à Lorient, mais même en jeunes, les entraîneurs me reprochaient de garder le ballon après avoir marqué un ou deux buts. » Malgré sa réussite, il tient à garder la tête sur les épaules. « Entendre son nom scandé par le public, c’est un plaisir, surtout pour mes parents qui ont fait le voyage depuis Nice, ça a dû être une fierté pour eux. Mais ce n’est que le premier match : il ne faut pas prendre le melon. La victoire est le plus important, c’est toute l’équipe qui a fait un gros match. »
Claude MARCHEIX
Photo Didier CRASNAULT

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