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La Voix des Sports - 13/08/2007
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Des petits détails qui expliquent une cruelle défaite
Saint-Etienne - Valenciennes
Saint-etienne (de l’un de nos envoyés spéciaux). – Il était beaucoup question d’arbitrage, samedi soir, au sortir des vestiaires. Mais si les Valenciennois n’ont pas su s’en sortir dans le Forez, c’est avant tout parce qu’ils manquent encore d’expérience à ce niveau. Et Saint-Etienne a profité de petits détails qui ont fait la différence…
Un penalty vu sous tous les angles. – Tout le monde le confirme : il y avait bien faute de Varrault sur Doumeng à la 54e minute. « J’étais à côté de Geoffrey dans la surface quand il est tombé, se souvient Grégory Pujol. Je pense qu’il y avait penalty même si l’arbitre n’a pas bronché. »
Autre angle de vue, et même constat pour Johan Audel, alors remplaçant. « Nous nous échauffions derrière le but quand c’est arrivé. La faute est évidente. Mais apparemment, ce n’était pas notre jour de chance… » Vision panoramique, depuis les tribunes cette fois, pour Francis Decourrière, le président valenciennois : « Le penalty est flagrant ! C’est d’autant plus rageant qu’à 1-1 le match n’aurait certainement plus été le même… »
Éric Chelle, lui, regrette plutôt ces consignes pré-championnat non appliquées le moment venu… « Lors des dernières réunions, les arbitres nous ont parlé des tirages de maillot dans la surface. Sur notre première offensive, Abdes (Ouaddou) en est victime. Et rien ne s’est passé … »
Une défense hésitante. –
Sur les trois buts stéphanois, les attaquants du Forez ont eu tout leur temps pour remporter leur face à face avec Penneteau. La faute à un verrou défensif mal enclenché. « On était sans doute un peu moins bien dans l’état d’esprit, avoue Éric Chelle. Sur le plan défensif, comme collectivement d’ailleurs. Et puis surtout, largement en dessous sur le plan technique par rapport au match de Toulouse ! Sur le premier but, je pensais couvrir Abdes : il y a eu mésentente, c’est vrai, mais on les a aussi laissés trop jouer… » « Tout but naît d’une erreur, confesse Abdeslam Ouaddou, le capitaine valenciennois. On n’a pas fermé le jeu. Peut-être aussi qu’on a fait l’erreur de jouer un peu trop haut… »
La force du chaudron. –
Visiblement, les Valenciennois ont encore des choses à apprendre. Ne serait-ce que gérer un contexte difficile. À Geoffroy-Guichard, le public stéphanois peut, en partie, se féliciter d’avoir guidé les siens vers le succès. « C’est impressionnant, confirme Johan Audel. Il semble détenir la vérité, met la pression sur le corps arbitral et le pousse à prendre les “bonnes” décisions.  » La force des grandes équipes, sûrement.

Sébastien DARNAUX
Photo Didier CRASNAULT

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