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La Voix du Nord - 18/08/2007
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VAFC
Valenciennes, l’attaquant de la première heure
 L’attaque valenciennoise a déjà frappé à six reprises depuis le début de saison. Que vaut VA cette saison ? Trop tôt pour répondre répète Antoine Kombouaré. Le coach n’en démord pas : son premier bilan est fixé après les sept matchs d’août. La régularité qu’il attend ne peut s’apprécier que sur la durée. On se contente pour l’heure de souligner les performances d’une équipe qui s’est forgée une drôle d’identité…
PAR RICHARD GOTTE

sports@lavoixdunord.fr
PHOTO DIDIER CRASNAULT

 

En avance. – Avec six points pris en trois matchs, VA a amassé un joli petit capital, sur le lequel les bookmakers n’avaient pas misé. Battues, Toulouse (3-1) et Marseille (2-1), soit deux équipes du podium de la saison dernière, y ont laissé des plumes. Même si nos représentants en Champion’s league semblent en rodage, ça peut vouloir dire quelque chose, Il y a un an après trois journées, VA ne comptait que deux points. Il est donc en avance sur son temps de passage. C’est bon pour son moral et ça compte dans la course au maintien. On n’oublie pas que les trois relégués de la saison dernière, Troyes, Nantes et Sedan, se traînaient déjà avec deux points après trois matchs.


Attaque en verve. – Avec six buts inscrits, VA possède (avec Le Mans) l’actuelle meilleure attaque. Il fonce à une moyenne de deux buts par match. À ce rythme, on peut boucler une saison à 76 buts (en 38 matchs), soit plus que les 64 buts du Lyon champion de France 2007.
Bon, on reste calme, d’autant que six buts c’est bien, mais pas non plus exceptionnel. Lille l’an dernier avait réalisé le même exploit, grâce au carton (4-0) face à Lens dans le derby. À l’échelle de VA, le chiffre éclaire juste l’instant présent. Six buts marqués, c’est un sixième de son total de l’exercice précédent (36), alors qu’il reste 35 matchs. Encourageant quand on sait que le principal chantier d’été de Kombouaré a concerné l’animation offensive, avec les arrivées d’Audel, Pujol, Belmadi (pour compenser les départs de Dufresne, Hassli et Dossevi), combinée à la mise en musique de la paire Sanchez - Jeovânio dans l’entrejeu.
Le nouveau VA a en tout cas eu le temps de marquer les esprits. Au-delà de l’efficacité du duo Audel (4 buts) - Savidan (2), il dégage un allant. «  J’aime quand mon équipe a le ballon », appuie l’entraîneur. « Sur le plan tactique et mental, on travaille toujours dans ce sens. On veut toujours aller de l’avant. »

 

Défense : le paradoxe. – Situation particulière : l’actuel réalisme des attaquants n’a d’égal que… le manque de réalisme de la défense. Le bémol est signé Kombouaré : « On a peut-être mis six buts, mais on en a aussi encaissé cinq. » VA avant-dernière défense de L1, voilà l’autre réalité. Et pour poursuivre dans la stat redoutable, à ce rythme-là, ça peut faire 63 buts concédés en bout de course (contre 58 pour Sedan, bonnet d’âne, la saison dernière…).
Faut-il en déduire que la défense a tout faux ? « C’est sûr qu’on prend trop de buts évitables, concède Ouaddou.
À Lens, il faudra être plus concentré, faire preuve de plus de caractère. » L’organisation défensive n’est pourtant pas à jeter aux orties. Face à Toulouse et l’OM, Kombouaré a vanté la solidité de son équipe. Et puis VA a cédé cinq fois mais en ne concédant que onze occasions contre lui (trois face à Toulouse, cinq à Saint-Etienne et trois contre l’OM).

 

Respect. – À la veille du premier derby, VA se sait attendu par un Lens qui va se méfier mais va aussi vouloir accélérer à Bollaert. Il peut toutefois s’y rendre sans pression. Le début de saison lui sourit, à l’image de ce VA - OM si bien négocié. Hier, Francis Decourrière a eu la joie de recevoir un appel du président de l’OM, Pape Diouf, le remerciant pour l’organisation du match et l’accueil réservé aux Marseillais à Nungesser. Le président a été très sensible à cette attention. Une vraie marque de respect. •
 

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