L'actualité sportive :
du :
 
La Voix du Nord - 21/10/2007
Imprimer l'article
Un point, c’est toujours mieux que rien
VALENCIENNES - PSG
VA a souffert et aurait pu connaître les affres de la défaite. Mais ses joueurs ont su préserver l’essentiel malgré l’expulsion de leur entraîneur.
 Audel et les Valenciennois n’ont pas réussi à franchir l’obstacle parisien. Le résultat fait néanmoins les affaires d’Antoine Kombouaré. Les Valenciennois s’attendaient à un match compliqué, incertain. Il le fut. Stratégiquement, techniquement, ils souffrirent beaucoup au contact d’un Paris SG, jeune, fringant et globalement entreprenant. Et, en prime, Antoine Kombouaré fut expulsé. De quoi rendre le nul final finalement assez intéressant. Faute de grives…
PAR PIERRE DIÉVAL

sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS DIDIER CRASNAULT

Pour se consoler de ne pas avoir pu reprendre leur cycle de victoires au stade Nungesser, de ne pas avoir su mettre de la folie dans leur jeu face à un adversaire il est vrai très difficile à manoeuvrer, les Valenciennois pourront se dire qu’ils n’ont toujours pas perdu sur leurs terres et que s’ils ont lâché en l’occurrence deux points, leur bilan final n’est pas de ceux qui cognent douloureusement dans les têtes.
Antoine Kombouaré, encore secoué par une expulsion survenue au milieu de la seconde mi-temps pour des raisons qui échappent à toute analyse objective ( lire ci-contre), ne tarda pas d’ailleurs à cibler l’essentiel au sortir d’un match pas évident du tout à gérer : « Le plus important, c’est d’avoir pris un bon point devant une bonne équipe du PSG. Car ce fut un nul difficile à aller chercher. Nous sortions d’une lourde défaite à Lille (3-0). Il était important de remettre les pendules à l’heure. Paris a eu de grosses occasions mais on a toujours fait bloc, on a toujours bien défendu. »



VA souffre

Rivé à l’attitude très saine de ses hommes, à leur esprit de corps, à leur incessante activité pour tenter de casser les équilibres parisiens, l’entraîneur valenciennois ne s’épancha pas sur le reste, à savoir les problèmes ardus rencontrés par son équipe pour trouver des angles, des décalages ; pour, tout simplement, prendre la mesure d’une opposition pourtant considérablement rajeunie et même très expérimentale.
Globalement, VA peina pour installer ses connexions habituelles. Hormis un tir initial de Belmadi qui aurait pu surprendre un gardien naïf – Landreau ne l’est évidemment pas –, et une intervention de Ceara face à Audel, un peu plus tard, les Valenciennois ne pesèrent jamais vraiment sur le match au cours d’une première mi-temps qui les vit souvent courir après leurs adversaires et surtout perdre de nombreux duels. Logiquement, les plus belles séquences avaient donc été signées par un PSG décidément beaucoup plus clair dans ses intentions à l’extérieur que dans son jardin parisien.
En position idéale, Diané manqua le plus facile (29e). Puis, un tir surpuissant du Brésilien Ceara obligea Penneteau à réaliser l’impossible (44e). Une tendance que le PSG renforça après la pause, sur les mêmes bases que précédemment, c’est-à-dire à partir d’un football bien léché auquel la « classe-biberon » sortie de l’ombre par Paul Le Guen (Sakho, Sankharé, Ngoyi, Ngog, Arnaud) apportait une solide contribution. Diané, d’un tir enveloppé, rata encore la cible (52e) après que Mater eut sauvé son camp face au même joueur (49e). Mais le plus bel échec émana des pieds de Frau. Isolé dans la surface, l’ancien Sochalien visa le haut de la tribune (58e) !
Les Valenciennois virent sans doute dans cette maladresse récurrente d’un PSG peut-être un peu trop juvénile, des raisons d’y croire encore si l’on en juge par leur fin de match, quand même beaucoup plus proche de leurs standards. Que Savidan, sur coup-franc canon, ait forcé alors Landreau à une envolée de grand style (77e) et que Pujol soit passé à son tour très près de la réussite, via une talonnade géniale exécutée hélas en position illicite (87e), ne surprit personne. Mais il était déjà trop tard. Le train de l’espoir était passé. •  lavoixdessports. com
L’album photo de la rencontre et les réactions audio de Kombouaré, Belmadi et Penneteau.


Nos autres sites :