La Voix des Sports - 22/10/2007 |
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Kombouaré et Le Guen sur la même longueur d’ondes
Valenciennes - Paris SG
Entre eux, la complicité est toujours permanente. À tel point qu’Antoine Kombouaré avoua ne pas avoir été trop surpris par la stratégie de son ami de toujours, Paul Le Guen, visant à donner leur chance aux jeunes, cinq gamins en l’occurrence (Sakho, Sankharé, Ngog, Arnaud, Ngoyi), et à confier même le brassard de capitaine au premier nommé. « Je m’y attendais un peu. Je savais qu’il voulait faire passer un message fort à son effectif.» L’entraîneur parisien, lui, s’était justifié en évoquant la nécessité de « faire quelque chose » après deux défaites consécutives au Parc des Princes. « On avait besoin d’un électrochoc. Ce blocage à domicile qui dure, m’imposait de réagir. Ce n’était pas une décision prise à la légère. Je réfléchis toujours à ce que je fais. Je sais aussi que notre problème, aujourd’hui, se situe surtout dans les têtes. Ma décision peut provoquer un déclic. » Un déclic dont les Valenciennois auraient très bien pu subir les effets pervers là où, pourtant, ils règnent en maîtres. Pendant un bon bout de temps, Nungesser ne fut plus trop en effet leur cocon doré. Au-delà d’une ouverture pas trop mal négociée, c’est Paris qui eut le plus souvent la maîtrise du jeu, les idées et l’esprit d’entreprise, à l’image de cette ribambelle de gamins caressant à peine le ballon du bout des pieds mais toujours en mesure de le faire vivre et de l’amener très près des buts nordistes.
Curieusement, les deux anciens compagnons de chambre au Paris SG, Kombouaré et Le Guen, eurent finalement la même approche finale. « On a joué en bloc. On a bien défendu. On a su réagir » glissa le Valenciennois, conscient évidemment à la lumière des quatre occasions franches que son adversaire s’était procurées, que le coup n’était pas passé loin, mais attaché également à valoriser le supplément d’âme de ses hommes dans la foulée d’un derby mal bouchonné.
« On est toujours invaincus à l’extérieur. On est solide et on a maîtrisé le jeu pendant de longues minutes » ajouta en écho le Parisien comme pour mieux rappeler que le PSG, fantomatique à Paris, a quand même de la moelle, et, accessoirement, qu’il est peut-être à un virage de sa vie, en ce sens que la jeunesse vue à Nungesser n’en restera sûrement pas là. « C’est une belle “promo”. Ça vaut le coup de lui faire confiance. »
À ce moment-là, Antoine Kombouaré était déjà passé à autre chose. Son expulsion, il est vrai très curieuse, lui taraudait l’esprit. On va reparler de M. Thual, ça c’est sûr…
Pierre DIÉVAL
Photo Didier CRASNAULT














