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La Voix des Sports - 22/10/2007
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Carlos Sanchez, le joyau colombien
Valenciennes - Paris SG
 Une semaine bien remplie pour Carlos Sanchez! Quelle semaine pour Carlos Sanchez ! Le jeune Colombien du VAFC a tout simplement été phénoménal, enchaînant trois matchs de très haut niveau et salués par les critiques.
Avec la sélection nationale, il a d’abord été élu homme du match face au Brésil de Ronaldinho et Kaka (0-0), dimanche dernier. « C’était un match difficile face à de grands joueurs, des champions du monde. » Mais sa prestation a été remarquée, son volume de jeu énorme et son abattage pour beaucoup dans le bon résultat des Colombiens pour ce premier match des éliminatoires de la Coupe du Monde 2010.
Trois jours plus tard, il remettait ça, en Bolivie, pour un nouveau nul (0-0) qui place les Colombiens en septième position du classement de l’Amérique du sud. Le numéro quinze de la sélection du café devient une des valeurs sûres de sa sélection sur lequel beaucoup d’espoirs se fondent dans ces éliminatoires.
Mais ce n’est pas un surhomme, il a ensuite dû digérer le décalage horaire et un retour à Valenciennes, vendredi, dans la matinée. Pas l’idéal pour préparer un rendez-vous très important, vingt-quatre heures plus tard.
Le milieu défensif valenciennois confessait d’ailleurs en avoir plein les jambes à l’issue de la rencontre de samedi. Parce qu’il ne s’est pas servi de la fatigue pour justifier un rendement moindre. On l’a retrouvé dans son pur style de ratisseur, adeptes des longues courses vers l’avant et vers l’arrière. On lui connaissait un talent technique et physique, il a révélé une force de caractère incroyable dans la prolongation des efforts malgré l’épuisement. « Trois matchs en une semaine, c’est dur. A la fin du match, je n’arrivais plus à jouer comme je voulais, à faire les courses pour attaquer. » Contre Paris, il a trouvé le rythme « moins important qu’en sélection. On allait moins vite devant. On aurait peut-être dû être plus incisifs dans nos offensives pour faire la différence. Mais il y a eu des moments chauds et la fin de match était délicate pour moi. » A 19 ans, il vient de montrer encore en peu de temps un potentiel époustouflant qu’il n’a pas fini d’exploiter. C’est sûrement ce qu’a dû lui dire Mario Yepes, qui retrouvait le terrain avec Paris et qui a suivi attentivement les prestations du jeune espoir.

Philippe GUILBAUD  
Photo Didier CRASNAULT

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